Arrestation des présumés jihadistes d’ ‘’Ançaroul Islam’’ et leurs complices : Me Hassane Barry pourrait-il se tirer d’affaires ?

Bamako la capitale malienne n’est pas à l’abri des attaques terroristes. La preuve de cette évidence vient d’être donnée à travers la récente arrestation Ousmane Hama DIALLO Alias ’22’ et de Harouna DIALLO, deux soutiens logistiques du groupe terroriste ‘’Ançaroul Islam’’. En plus de ces deux hommes, l’implication présumée comme complice de Me Hassane Barry dans cette manœuvre est le détail qui a choqué plus d’un. Comment cet ancien ministre (qui n’a pas certes toujours bonne presse) a pu pousser son outrecuidance au point de nouer complicité avec ces ennemis jurés de la République ? En attendant la fin des investigations de la Direction Générale de la Sécurité d’Etat (DGSE), la seule chose qui vaille maintenant est la vigilance dans la capitale malienne, car nous vivons avec ceux qui ont décidé de mettre à feu et à sang notre pays.

La Direction Générale de la Sécurité d’Etat vient de prouver que Bamako et environ n’est pas à l’abri des attaques terroristes avec la mise à l’arrêt dans la soirée du jeudi 21 novembre de deux importants soutiens logistiques du groupe terroriste Ançaroul Islam au grand marché de Bamako. Ousmane Hama DIALLO Alias ’22’ et de Harouna DIALLO.

Selon les premières informations reçues, les deux terroristes sont en provenance de Boulkessy une zone en proie à des attaques terroristes répétitives dont la dernière en date est l’attaque du camp des Forces de Défense et de Sécurité de la ville ayant provoqué la mort de plusieurs soldats maliens.

De source sécuritaire, la présence dans la capitale de ces deux soutiens logistiques terroristes se justifie par trois motifs.

Dans un premier temps. Ils étaient là pour faire du repérage pour d’éventuels attentats à Bamako.

En deuxième lieu. Ils s’attelaient à enclencher des négociations pour la libération de plusieurs cadres de leur organisation, détenus à la Maison Centrale d’Arrêt, parmi lesquels deux experts en explosif Oumar DICKO et Amadou DICKO, frère de l’Emir Akilou DICKO.

La source va plus loin pour dire que les deux hommes étaient porteurs d’importantes sommes d’argent destinées à soudoyer le corps des magistrats par l’intermédiaire de Me Hassane BARRY qui aurait déjà reçu une importante somme d’argent. D’où son interpellation par la DGSE pour des fins d’enquête.

« Les deux envoyés n’excluaient pas l’éventualité de procéder par force pour faire libérer leurs prisonniers à la MCA » précise la source sécuritaire. Mais aussi, de réaliser plusieurs achats au compte de ‘’Ançaroul Islam’’ dont des caméras de hautes définitions pour réaliser leurs vidéos de propagande, des ordinateurs portables, des GPS, des Postes radio Talkies-walkies, des tissus kaki, des jumelles et des paires de chaussures de sport.

Au regard de la crise que traverse le pays depuis un certain moment, la guerre contre le terrorisme qui a provoqué la mort de beaucoup de militaires, de civils et des éléments des forces étrangères, la source sécuritaire indique que ces arrestations permettront d’approfondir les connaissances de ses services sur le groupe ‘’Ançaroul Islam’’ et de faire la lumière sur ses derniers faits de guerre. « Elles permettront également d’élucider certains cas de libération et d’acquittement étonnant de dangereux terroristes survenus lors des dernières assises » ajoute-elle.

En attendant, ces dernières arrestations démontrent à plus d’un titre que Bamako la capitale malienne est toujours dans le viseur des terroristes. Lesquels ne sont plus seuls. Ils traiteraient avec des complices tapies dans l’ombre à Bamako.

En tout cas depuis l’interpellation de Me Barry par la DGSE aucune voix ne s’est levée pour démentir ce qu’on lui reproche. Seulement par solidarité corporatiste, le barreau des avocats estime qu’au regard de son statut d’avocat l’on devrait lui accorder des circonstances atténuantes. Cela conformément à un dispositif du règlement n° 05/ CM/UEMOA relatif à l’harmonisation des règles régissant la profession d’avocat dans l’espace UEMOA.

La question qui mérite d’être posée est de savoir si Me Hassane Barry pourrait se tirer d’affaires dans cette affaire ? S’il s’avère réellement que son nom fut cité par les présumés jihadistes, il est désormais sur le grill.

Par Jean Joseph Konaté    

Le Sursaut

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