Après Serval, la France redéploie son dispositif au Sahel

La mort, dans la nuit de mercredi à jeudi, d’un huitième soldat français engagé dans l’opération Serval, est venue rappeler que la guerre se poursuit au Mali. Âgé de 26 ans, Marcel Kalafut, sergent du 2e régiment étranger de parachutisme de Calvi, a été tué par l’explosion d’un engin explosif improvisé (EEI) à une vingtaine de kilomètres de Tessalit, dans le massif du Tigharghar, situé dans le nord-est du pays.

GENERAL BERNARD BARRERA SERVAL OFFiciers troupe

 

 

Deux autres soldats français qui circulaient à bord du même véhicule blindé léger ont été blessés. En marge des cérémonies du 8 Mai, François Hollande et Jean-Yves Le Drian ont salué la mémoire du légionnaire tué, soulignant que la lutte contre les groupes terroristes armés se poursuivrait, mais sous une autre forme.

Le ministre de la Défense a confirmé en effet qu’une page se tournait au Mali: l’opération Serval «est en train de se terminer dans sa phase de guerre frontale contre les groupes djihadistes», a-t-il indiqué sur BFMTV. «Une autre phase s’ouvre», a précisé le ministre, celle de la réorganisation du dispositif militaire français, «pour avoir une conception régionale du contre-terrorisme».

Dans son entourage, on explique que le «relais sécuritaire» est désormais pris par les forces des Nations unies (6 500) et celles du Mali, avec lesquelles des opérations sont régulièrement menées contre des éléments terroristes souvent débusqués par les drones. À la fin du mois de mai, ce processus lancé au début de l’année verra un dispositif régional, couvrant l’ensemble de la bande sahélo-saharienne, succéder à  Serval, jusqu’à présent axé sur Bamako.

 

Figaro

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