Ansongo : Echec à la tentative de sabotage d’un pont

Deux individus circulant à motos ont tenté lundi, aux environs de 18 heures, de détruire le pont Kangala situé sur la route nationale 16 à 50 km de la frontière avec le Niger. Les malfaiteurs qui ont été aperçus dans la zone dès 17 heures, ont fixé des charges explosives aux piliers du pont et tenté de les faire sauter.

prisonniers mnla nord mali

Heureusement, l’opération a échoué car seul un pilier du pont a été légèrement endommagé. Les dégâts causés par l’explosion ne sont pas de nature à entraver le trafic sur la route nationale 16 qui relie Gao à la frontière du Niger. La circulation n’a donc jamais été interrompue sur cet axe très fréquenté.

L’action terroriste n’a pas non plus troublé outre mesure les habitants des localités environnantes car la présence massive des forces de défense et de sécurité est rassurante. La zone est, en effet, sous le contrôle de différentes forces armées : le contingent nigérien de la MUNISMA est présent à Tassiga, les forces armées et de sécurité du Mali sont basées à Labezzanga. Durant toute la nuit de lundi à mardi, l’aviation française a patrouillé dans le ciel de la zone.

Tôt mardi matin, le préfet du cercle d’Ansongo, le lieutenant colonel Mamadou Traoré, est allé vérifier l’ampleur des dégâts occasionnés à l’ouvrage. Il a rencontré les autorités coutumières locales et les a invitées à collaborer étroitement avec les forces armées et de sécurité chargées de traquer les terroristes, ennemis de la paix dans notre pays.

Mamadou Traoré a regretté que les populations n’aient pas signalé à temps la présence d’individus suspects. Si l’information avait été donnée rapidement, les malfaiteurs auraient été coincés les forces armées et de sécurité, a assuré le préfet d’Ansongo.

S. K. HAIDARA

AMAP-Ansongo

Aguelhok : TROIS CIVILS ENLEVES PAR DES HOMMES ARMES

La situation sécuritaire dans la partie nord du pays reste très fragile comme en témoignent les derniers événements survenus à Kidal, Tombouctou et Gao. Les actes de grand banditisme, les attaques terroristes et les provocations des groupes armés se succèdent. Trois civils ont ainsi été enlevés le 5 octobre dernier dans la localité d’Aguelhok dans la Région de Kidal. Les trois hommes kidnappés sont de la communauté Imghad. Ils se nomment Ahmed Ag Rhissa, Sarid Ag Bacrène et Eljimit Ag Biga.

Nous avons été contactés par un parent d’une des victimes. Celui-ci assure que le groupe d’hommes armés qui a enlevé les trois personnes, était conduit par un certain « colonel » Lèche Ag Didi du MNLA. Ce « colonel » serait aussi membre de la commission de suivi de l’Accord préliminaire de Ouagadougou.

Les proches de ces trois personnes accusent le MNLA d’être en train de régler ses comptes avec ceux qui n’épousent pas ses vues politiques et qui sont restés attachés à la République. « Ces trois personnes ont toujours refusé de collaborer avec le MNLA », précise notre interlocuteur.

Les familles des disparus disent craindre le pire pour leurs parents. Elles assurent détenir des indices laissant penser que les trois hommes été exécutés le jour même de l’enlèvement.

A. DIARRA

Niono : LE « PALIR » AGIT SUR L’INSECURITE ROUTIERE
La lutte contre l’insécurité routière était le sujet d’un atelier de formation que le centre d’animation pédagogique de Niono a abrité du 29 septembre au 1er octobre. La session était destinée aux membres de l’organe de suivi du Programme d’appui à la lutte contre l’insécurité routière au Mali (Palir) à Niono.

Organisé par l’Association malienne pour la promotion du Sahel (AMAPROS) avec l’appui financier de l’Union européenne, cet atelier visait à renforcer les capacités des membres de l’organe de suivi du Palir à Niono dans le cadre de la mise en œuvre du programme.

Les deux premiers jours de l’atelier ont été consacrés à l’étude des signaux d’interdiction et d’indication, à l’étude des caractéristiques d’une route ordinaire, d’une autoroute et d’une route à accès règlementé. Des exposés suivis de projection d’images sur chaque cas ont permis aux participants d’acquérir des connaissances approfondies sur ces modules.

Des notions leur ont été inculquées sur la distance de sécurité et de freinage par exemple, la distance que le conducteur doit observer avec le véhicule qu’il suit directement. Comment calculer la distance de sécurité ? A quelle distance doit on freiner devant un obstacle, et comment freiner ? Voilà autant de questions sur lesquelles les participants ont été édifiés.

Le dernier jour des travaux était exclusivement axé sur les accidents de la circulation. Dans ce module, divers aspects ont été traités : les précautions nécessaires pour agir en sécurité devant tout accident, comment protéger un accidenté, donner l’alerte aux secours, par quel moyen alerter, qui alerter, quels sont les messages d’alerte.

Les membres de l’organe de suivi du Palir ont étudiés les blessures dont souffrent généralement les accidentés. Il s’agit notamment d’hémorragies, de traumatismes crâniens, de fractures, d’entorses, de luxations. Ils ont aussi été formés à placer un garrot, à la technique de la position latérale de sécurité chez une femme enceinte accidentée, entre autres. A l’issue de la session, les participants se sont estimés capables de jouer efficacement leur rôle de suivi du programme Palir dans le cercle de Niono.

Il faut préciser que cette formation est intervenue quelques jours après l’évaluation des activités du Palir dans le cercle. Cette évaluation a permis de constater avec satisfaction que le nombre des accidents dans recule dans la circonscription depuis l’intervention du Programme.

C. O. DIALLO

AMAP-Niono

Banamba : ASSISTANCE JUSQU’AU BOUT AU DERNIER CERCLE DES DEPLACES

Le Centre sahélien de prestation, d’étude, d’écodéveloppement et de démocratie appliquée (CSPEEDA) en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM) vient de faire un nouveau geste envers les déplacés du Nord résidant à Banamba. Il leur a apporté une aide alimentaire dont la distribution officielle a eu lieu dimanche. C’était en présence de l’adjoint au préfet du cercle de Banamba, Mamadou Traoré, du secrétaire général du conseil de cercle, Morou Maïga, du 3ème adjoint du maire de Banamba, Zoumana Kantako, du chef de service local de l’Economie et de l’Action humanitaire, Mahamadou Cissé.

L’assistance alimentaire est composée de 36 sacs de 50 kg de riz ; 9 sacs de 25 kg de farine ; 6 cartons d’huile. Les vivres ont été repartis équitablement entre 152 personnes.

Les autorités locales ont remercié l’ONG prestataire, le CSPEEDA, et son partenaire, le PAM, pour toutes les actions menées en faveur des déplacés. Elles ont souligné que les appuis à ces compatriotes qui avaient dû abandonner leur terroir, sont toujours bienvenus jusqu’au retour définitif de ceux-ci chez eux. Ce mouvement de retour qui s’est enclenché depuis quelques mois s’est d’ailleurs amplifié ces dernières semaines.

C’est ce qui explique d’ailleurs la réduction par les donateurs, de la quantité des vivres offerts par rapport aux précédentes opérations.

A. M. TRAORE

AMAP-Banamba

Mopti : GRAT AIDE LES PÊCHEURS ET MARAICHERES DEPLACES DE OUROUBE DOUDE

13.370 habitants de la circonscription et 100 ménages déplacés vulnérables bénéficient d’un soutien à la pêche, au maraîchage et à l’accès aux produits alimentaires

La commune rurale de Ouroubé Doudé (ex arrondissement de Sendégué) dans le cercle de Mopti, n’oubliera pas de si tôt ce 28 septembre qui a vu le lancement du projet de « Renforcement des capacités de résilience des maraîchères et pêcheurs déplacés suite aux conflits armés dans la commune rurale de Ouroubé Doudé ».

Une enveloppe de plus de 29 millions de Fcfa et un mandat de 12 mois permettront à ce projet d’intervenir dans la commune rurale de Ouroubé Doudé. Le projet est initié par l’Ong Groupe de recherche et d’application techniques (GRAT) avec le cofinancement de l’Union européenne, du Danemark, de la Suède, de la Suisse et du Canada à travers le Programme d’appui aux organisations de la société civile (PAOSC II). Il va soutenir les activités de pêche et de maraîchage et l’accès aux produits alimentaires des 13.370 âmes de la circonscription et de 100 ménages déplacés vulnérables.

Le PAOSC II va s’attacher à améliorer la production et la productivité de 200 pêcheurs en les dotant d’équipements et en renforçant leurs compétences, à accroitre les revenus et la diversification alimentaire de 300 femmes maraichères dans la commune rurale de Ouroubé-Doudé, située à environ 45 km au nord-est de Konna. Le programme va également nourrir 500 personnes vulnérables pendant la période de soudure en distribuant gratuitement 10 tonnes de riz décortiqué.

La cérémonie de lancement du projet, présidée par le maire Boubacar Bah, a mobilisé la foule à l’école fondamentale de Sendégué, chef lieu de la commune. C’était en présence du coordinateur régional de l’Ong GRAT-Mopti, Fakassi Fofana, du coordinateur de l’antenne régionale du PAOSC II, Cheicknè Niang, du superviseur du projet, Issoufou Ladji Sanogo, d’Adama Diallo d’ADC-GRAT, des chefs de village et de nombreux bénéficiaires.

Le coordinateur régional et le superviseur de l’Ong GRAT-Mopti ont présenté le projet, discuté avec les bénéficiaires sur une mise en œuvre efficace au bénéfice des communautés. Fakassi Fofana et Issoufi Ladji Sanogo expliquent qu’Ouroubé-Doudé a été choisi pour l’abondance de ses ressources halieutiques, son potentiel agricole, la précarité de vie des producteurs de la zone liée au manque d’équipement et à l’enclavement. Autre facteur déterminant : le recensement d’environ 100 ménages de pêcheurs et maraîchères déplacés suite aux conflits dans la commune.

Le coordinateur de l’antenne régionale du PAOSC II, a rendu hommage aux partenaires financiers pour leur geste caritatif avant de saluer tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet. Cheicknè Niang a ensuite demandé à l’Ong – GRAT le respect des engagements de sa mise en œuvre pour qu’il profite au mieux à la cible.

Le maire de Ouroubé-Doudé a salué l’excellence des relations que l’ONG GRAT et ses partenaires entretiennent avec la collectivité depuis 15 ans, dans tous les domaines du développement : l’accès des pêcheurs au crédit d’équipement, le projet sécurité alimentaire dans le contexte de la décentralisation (PSAD) avec la réalisation de puits, de périmètres maraîchers, de centres d’alphabétisation, de magasins de stockage de céréales et le renforcement de capacités des élus.

Depuis l’éclatement de la crise sécuritaire, le GRAT a marqué sa présence par des distributions gratuites de vivres et non vivres comme celle du projet de réponse d’urgence à la crise alimentaire suite à la sécheresse et à l’impact de la rébellion (RUCASIR) exécuté en 2012 dans 8 communes du cercle de Mopti dont Ouroubé-Doudé, a rappelé Boubacar Bah. Rucasir a ainsi distribué sur 21 tonnes de semences de riz, 128 tonnes de riz et transféré en cash plus de 60 millions de Fcfa. Un bilan qui atteste de la bonne santé des relations de partenariat entre GRAT et Ouroubé-Doudé.

D. COULIBALY 

Source: Essor

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