Ansar Dine ou la mafia de l’Azawad

Le racket mis en place au Nord gangrène notre pays déjà à l’agonie. Cette pratique est le fait d’une organisation criminelle classique dont les ficelles sont tirées par de simples terroristes, qui sous couvert de lutte djihadiste, ne sont que de vulgaires voyous. Le pillage est le moyen le plus fréquemment utilisé pour extorquer de l’argent et engraisser les leaders terroristes. Il est organisé sur les voies routières sous forme de taxes, de vols ou de kidnappings. Chaque année, il ne cesse d’augmenter inexorablement dans le Nord du pays.

Cela commence le plus souvent avec un travail de « guetteurs » qui s’occupent de prévenir lorsqu’un convoi arrive sur les routes. Une fois l’habitude de passage établi, il ne reste plus qu’à estimer la valeur des marchandises transportées pour calculer sa part du butin. Qualités requises du guetteur ? Aucun scrupule et surtout ne craindre ni la prison, ni même la mort, car c’est bien souvent la seule issue de ce travail lucratif. Comment les terroristes recrutent leurs guetteurs ? Les plus pauvres sont évidemment des cibles idéales car ils sont les plus faciles à influencer ou à contraindre. Persécuter les pauvres gens et profiter de leur désespoir, c’est l’unique stratégie choisie par Iyad Ag Ghaly et les autres leaders terroristes.

Le malheureux propriétaire du camion qui s’apprête à se faire piller peut toujours « racheter » son camion en payant l’impôt terroriste. A défaut, il sera violemment éjecté de son véhicule, battu et laissé pour mort au bord de la route. Dans les deux cas, sa marchandise sera évidemment entièrement volée. Toujours difficile de faire un choix: vivre et tout perdre ou mourir en essayant de se défendre inutilement ? Plus tard, le camion sera souvent revendu dans des ventes aux enchères pour la moitié de son prix.

Ce pillage des coupeurs de route est toujours exercé dans la violence. Il condamne définitivement le nord du Mali. L’insécurité y est permanente et la relance d’une économie s’avère totalement impossible dans de telles conditions. Certains appellent cela des postes de douanes ou des péages. Ce n’est en fait qu’un simple racket et un vulgaire rançonnage au profit d’une sombre organisation terroriste qui n’est autre que la Mafia de l’Azawad…

Ibrahim Keïta

Association des Victimes du Terrorisme au Mali : @HalteTerrorismeMali

Twitter : @ikeitakeita

 

Source: Bamada.net

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