Ahmed Boutache, président du Comité de suivi de l’accord à propos des nouvelles réglementations dans la ville de Kidal : «Nous considérons que ces mesures à caractère réglementaire indûment prises par le président de la CMA sont nulles et de nul effet»

Hier, lundi 18 février 2019, la 32ème session ordinaire du Comité de suivi de l’accord s’est tenue à Bamako en présence des membres dudit comité. Les travaux de cette session étaient présidés par le président du Comité de suivi de l’Accord (CSA) Ahmed Boutache, en présence du Ministre de la Cohésion Sociale, de la Paix et de la Réconciliation Nationale, Lassine BOUARE, de Mme Joanne Adamson, représentante spéciale adjointe-pilier politique de la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation) et d’autres personnalités. Au cours de cette session, le président du CSA, Ahmed Boutache a fait savoir que les mesures à caractère réglementaire indument prises par le président de la CMA le 30 janvier 2019 sont nulles et de nul effet.

Initialement prévue pour se tenir à Gao, la 32ème session ordinaire du Comité de suivi de l’accord s’est tenue finalement à Bamako. Lors de ladite session, la communauté internationale a été intransigeante par rapport à la nouvelle réglementation dans la ville de Kidal. « Une décision à caractère réglementaire qui a été indument prise par le président de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) au niveau de Kidal et qui vise à réglementer un certains nombres de secteur de la vie publique, ceci constitue du point de vue du président du CSA, du point de la médiation, une violation flagrante de l’accord pour la paix et la réconciliation issue du processus d’Alger et une atteinte aux prérogatives régaliennes du gouvernement de la République du Mali », a souligné le président du CSA, l’Algérien Ahmed Boutache. Avant de préciser que ce sont des prérogatives qui relèvent d’abord et avant tout, si de telles mesures devraient être prises, du gouverneur de la région de Kidal. « Nous considérons que ces mesures à caractère réglementaire indument prises par le président de la CMA sont nulles et de nul effet. Et le président de la CMA est interpelé pour ne plus avoir à prendre de pareilles  initiatives qui constituent pleinement de violation flagrante de l’accord », a-t-il conclu.

Pour rappel, le 30 janvier 2019, le président de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad), Alghabass Ag Intalla a pris des mesures réglementaires au plan de la circulation routière, au plan des stupéfiants et alcool, au plan des manifestations ou des cérémonies traditionnelles, au plan du domaine et du cadastre, au plan de l’hygiène et du phytosanitaire, au plan de la santé et au plan du séjour pour les étrangers dans la région de Kidal. Par exemple, au plan des manifestations ou des cérémonies traditionnelles, la manifestation, le meeting ou le sit-in doivent faire l’objet d’une demande écrite précisant la nature et le calendrier de l’événement, adressée au Bureau Régional de la CMA qui en donnera suite. Sur le plan du séjour pour les étrangers, la mesure de la CMA indique que chaque étranger doit avoir une pièce d’identité de son pays d’origine, avoir un tuteur local,  et être munis d’un permis de séjour de la CMA en cours de validité.

Aguibou Sogodogo

SourceLerepublicainmali

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