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Affrontement Gatia/Cma : 15 morts

Un affrontement entre la Cma et la Plateforme a fait 15 morts, 3 du côté de la Plateforme et 12 dans les rangs de la Cma. Il y a eu des blessés graves. Cet affrontement a commencé par l’attaque d’un convoi de la Plateforme, qui était en patrouille dans les alentours de Kidal. La Minusma, qui pense que cet affrontement est une violation du cessez-le-feu, estime que les fautifs doivent être sanctionnés.

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La coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) et la Plateforme renouent ainsi avec la violence. Les combattants de la Plateforme stationnés à la porte de Kidal veulent signer leur retour dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas. Les combattants du Gatia affirment avoir eu l’aval de Barkhane et de la Minusma qu’avec le MOC de Kidal, prévu le 20 juillet, qu’ils allaient rentrer à Kidal.

Mais à leur grande surprise, ils ont vu des colonnes de véhicules de la Cma quitter Kidal, sans que les forces étrangères ne disent mot. Comme il fallait s’y attendre, les deux groupes se sont affrontés pendant 4 heures avec une heure de repos. Le bilan est de 15 morts, des véhicules brûlés, d’autres récupérés par la Plateforme. Avec ces combats, la mise en œuvre du MOC à Kidal risque d’en souffrir. En dessous de ce conflit, il y a un vieux différend intercommunautaire. La Minusma dit condamner ces violences et appelle les dirigeants des deux groupes à faire preuve de sagesse et d’agir avec responsabilité.

Un combat noble

Sbeyti Ag Akado, président de l’Association malienne pour la sauvegarde de la culture Bellah (AMASCB), vient de faire adhérer la communauté Bellah à l’Organisation des nations et peuples non représentés (UNPO). C’était lors de l’assemblée générale de l’Organisation tenue à Édimbourg (Ecosse) du 26 au 28 juin 2017.

L’Organisation des nations et des peuples non représentés (officiellement, en anglais : Unrepresented Nations and Peoples Organization ou UNPO) est une organisation internationale dont les membres sont des peuples autochtones, des minorités et des territoires non souverains ou occupés. Elle a été fondée en 1991 à La Haye aux Pays-Bas par 15 peuples et nations non représentés dans le but de disposer d’un lieu d’échanges pour promouvoir au niveau international leurs droits et cultures, tout en participant à la résolution pacifique des conflits les affectant. L’UNPO a dans ses objectifs de pouvoir participer aux débats dans les organisations internationales, comme l’ONU.

SOS pour les Maliens d’Arabie Saoudite

Le Royaume d’Arabie Saoudite procédera à partir du 26 juillet prochain à l’arrestation, l’emprisonnement et l’expulsion forcée de tous les étrangers vivant en situation irrégulière sur le territoire du royaume. Lorsqu’on sait l’importance numérique, sociale et économique de la communauté de compatriotes maliens vivant dans ce pays, nul besoin alors de rappeler l’urgence qu’il y a à trouver les voies et moyens idoines pour préserver nos compatriotes de cette autre situation de détresse et de violence morale et physique.

Mobilisons-nous donc, individuellement et collectivement, pour ramener au pays tous nos compatriotes vivant en Arabie Saoudite, désireux de rentrer au bercail avant l’expiration de ce délai de rigueur. On n’est jamais mieux que chez-soi. Alors, vivement des mesures d’urgence en faveur de tous les compatriotes d’Arabie Saoudite et de partout dans le monde. En plus de la mobilisation des autorités, il importe que chaque citoyen malien se sente concerné et interpellé par une situation qui touche plusieurs milliers de nos frères et sœurs. Il y va de l’honneur, de la dignité et de la fierté de notre pays.

Questionnements

La révision constitutionnelle et la question du G5 Sahel font débat dans certains milieux. Le premier sujet, c’est de comprendre la présence des forces étrangères qui occupent une partie du territoire, si cela peut mettre en cause les prochaines consultations électorales. La requête de l’opposition a permis, selon certains débateurs, d’attirer l’attention de la Cour constitutionnelle sur les insuffisances que comporte le document approuvé par l’Assemblée nationale et accepté dans un premier temps par la Cour elle-même. Avant de le rejeter pour relecture.

D’autres affirment qu’une grande partie du cercle de Goundam, une partie de Gourma-Rharous et de Tombouctou, la totalité de la région de Taoudéni, connaissent déjà un début d’application de la charia et certains de nos concitoyens sont favorables et attachés à cette pratique, parce qu’elle a combattu l’insécurité et l’impunité. Le dernier questionnement est venu  de Radhia Achouri, la porte-parole de la Minusma, qui a  affirmé : pas de paix sans avoir neutralisé les terroristes, les narcotrafiquants et mis un terme au crime organisé. Alors, organiser le référendum dans le nord est-il possible ? Radhia Achouri fait ce simple constat.

Cortège présidentiel bloqué

Le président de la République, de retour de la cérémonie de sortie de la 38ème promotion de l’EMIA, a été forcé de s’arrêter pour écouter les femmes des travailleurs licenciés de l’Huilerie cotonnière du Mali (HUICOMA), vendredi 07 juillet. L’événement spectaculaire a eu lieu à Koulikoro située à 60 km de la capitale malienne. Le cortège présidentiel du Mali a été bloqué par les femmes des travailleurs licenciés de l’Usine devant laquelle ces dames sont restées sous le soleil de 8 h à 13 heures.

Si le président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) est passé sans jeter un clin d’œil à ces dames, à son retour, il a été obligé de s’arrêter devant la détermination des épouses en détresse qui brandissaient des pancartes et banderoles. Sorti de son véhicule présidentiel, le président IBK a fondu en larmes lorsque les épouses des travailleurs licenciés ont exprimé leur situation extrêmement précaire et pitoyable.

Les femmes ont remis une déclaration au président Kéïta dans laquelle on retient deux points à savoir : la réouverture de l’HIUCOMA et le plan social des licenciés et compressés. Selon les témoignages sur place, le président IBK a rassuré les femmes de la cité de Meguetan qu’il va essuyer leurs larmes en ouvrant l’HUICOMA comme il l’avait promis lors de la campagne en 2013.

Droit bafoué

L’autorité malienne veut envoyer les électeurs aux urnes pour la révision constitutionnelle en prétextant qu’il n’y a pas d’atteinte à l’intégrité territoriale. Alors que le préfet du cercle de Dioïla a fait sortir un arrêté spécial pour la ville de Dioïla, en interdisant la circulation des engins à deux roues à partir de 0h00. Il interdit aussi tout regroupement, même, un simple «balani show». Il nous demande d’aller requérir une autorisation 72 h avant chez lui.

Donc, Dioïla ne fait pas partie du Mali ou Dioïla n’est pas concerné par la révision constitutionnelle. Ce qui est sûr, c’est que le représentant de l’État est sous l’influence impitoyable de l’IDPM, pardon, du RPM. Et l’honorable Mamadou Diarrasouba qui, après la défaite de son parti à l’élection du maire de Dioïla, est de plus en plus inquiet pour son avenir politique. Par conséquent, il ne veut pas voir des manifestations à la faveur du NON organisées par «Antè A bana» qui prévoyait de faire dimanche 09 juillet un grand meeting populaire. Une forte délégation de la plateforme dont Ras Bath devait venir de Bamako. SOS Mail, sinon le Mali glisse dans une dictature absolue.

La volonté de la France

Ces dernières semaines, nous avons observé comment les médias français traitaient de la situation tendue qui prévaut au Mali concernant la révision constitutionnelle. Mes doutes ont été confirmés quand Radio France Internationale (RFI) a dit au lendemain d’un meeting aux allures de concert pour adolescents pour le oui au référendum, que la salle était bondée de monde alors que n’importe quelle personne pouvait faire une analyse plus sincère de ce qui s’était passé là-bas.

Le discours du président français me conforte dans ma pensée selon laquelle la France impose le timing à Bamako. Vraisemblablement, l’État français met la pression au président Ibrahim Boubacar Keita pour aller vers cette révision constitutionnelle permettant l’application d’un accord de paix farfelu, qui n’a vu aucune paix s’installer au pays alors que cet accord a été signé depuis des mois et des mois.

Pire, la situation n’a jamais été aussi explosive non seulement au nord mais aussi au centre du pays. IBK dit qu’on ne le trimbale pas, pourtant, depuis 4 ans, il est trimballé de tous les côtés. Si ce n’est pas la pression de la France, rien ne peut obliger un homme élu avec 77% des voix aux élections à aller à l’encontre de l’avis de son peuple. La volonté de la France ou la volonté du peuple malien, il faudra choisir.

Nommés pour rien

Lors du dernier conseil des ministres, il y a eu plusieurs nominations au niveau de la justice, surtout à la Cour suprême. Au niveau de cette institution, plusieurs magistrats ont été nommés alors que la plupart est proche de la retraite. Certains sont à deux ou trois ans de la retraite. Ils viennent de prendre fonction dans l’institution où les membres sont les plus vieux, à commencer par son président.

Selon certains juristes, pour comprendre et travailler à la Cour suprême, il faut au moins faire deux ou trois ans, afin d’être bien outillés. Mieux, les dispositions prises au niveau de cette Cour frisent la colère. La secrétaire particulière et le secrétaire général sont mieux lotis et bien rémunérés que les magistrats qui y travaillent. Du jamais-vu ! La tension monte à la Cour suprême parce que les autres magistrats se sentent trahis par le président Nouhoum Tapily, qui, selon certains magistrats, doit tout faire pour redresser cette situation.

Pédagogique

À propos d’atteinte à l’intégrité territoriale, voilà ce que disait l’opposant IBK : «Dans le cas présent de la récente mutinerie de Kidal, il n’était point nécessaire d’aller chercher la médiation d’un pays ami, de l’impliquer dans ce dossier et d’en faire une partie prenante, au point que le Comité de gestion et de suivi mis en place comprenne, outre les Représentants de l’Etat malien, ceux des mutins et du Médiateur étranger.

En tant que Malien, drapé dans sa dignité, je me sens mal dans ma peau. Nous avons tous constaté que nos dirigeants ont fait preuve de faiblesse et de manque de courage dans cette affaire ; ils n’ont pas réalisé que c’était là, l’occasion pour eux, de se mettre à la hauteur de leur mission historique, de garantir l’intégrité territoriale du pays et de mettre la Région de Kidal au même niveau de préoccupations que toutes les autres Régions du Mali…

Dans cette affaire de Kidal, oui, je crois, que nos dirigeants ont fui leur responsabilité. Car leur comportement remet en cause les fondements constitutionnels de la République, de même que les bases de l’équité et de l’équilibre entre les Régions… Politiquement, le pays vit les travers d’un opportunisme et d’un affairisme jamais égalés ; au point que toute liberté d’esprit, toute critique sérieuse, pour aider le régime à rectifier ces travers, soient devenues des crimes de lèse-majesté. L’indifférence des pouvoirs publics et le népotisme ambiant sont érigés en méthodes de gestion du pouvoir d’Etat».

Les partisans du OUI

Ceux qui demandent le retrait du projet alors qu’il a été renvoyé pour une seconde relecture sont de mauvaise foi pour le retour définitif de la paix. Nous savons que le Mali avait essayé la force pour récupérer Kidal, mais la suite a été triste. Cet échec de l’usage de la force nous a renvoyés autour de la table des négociations à Alger. Ayant perdu du terrain au profit de l’adversaire, nous ne nous attendions pas quand même à gagner cette négociation.

Mais, grâce au leadership du président IBK, toutes les lignes rouges tracées par ce dernier ont été respectées, à savoir l’intégrité territoriale, la forme républicaine de l’État et la laïcité. Au terme de ces négociations, un accord a été conclu. Cet accord est considéré comme l’unique voie pour ramener une paix définitive au Mali. Donc, pensons au contexte et faisons juste un peu de sacrifice pour cette paix, pour ce pays ! C’est pour cela qu’après Gao, Tombouctou a mobilisé pour le OUI au référendum. Une grande marche de soutien à la révision constitutionnelle s’est tenue dans la ville de Tombouctou.

Encadrée par les forces de l’ordre, la marche a également réuni plusieurs autochtones de toutes les catégories. Selon nos sources, c’est à la place Sankoré que les marcheurs ont entamé leur périple, avant de passer par la foire-Yobou, pour aller jusqu’au gouvernorat de Tombouctou. Sur place, ils ont remis au conseiller CAEF du gouverneur une motion de soutien à l’initiative. Sur les banderoles, on pouvait lire : “Je vote OUI au référendum pour mettre fin à la transhumance politique et l’intégration de la diaspora dans la prise des décisions”.

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