Accord pour la paix et la réconciliation: Le développement économique, social et culturel au cœur des préoccupations des autorités

Le processus de paix et de réconciliation au Mali devient de plus en plus une réalité malgré les quelques problèmes en d’autres termes que nous appellerons de qui pro quo, entre autres. Des avancées notoires sont visibles à tous les niveaux.

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Conscientes de l’impact développemental sur les humeurs sociétales, les plus hautes autorités maliennes n’ont rien laissé au hasard pour donner plus d’expression à la paix tant chérie au Mali. Aucun sacrifice n’est de trop aux dires du 1ier Magistrat,  son Excellence Ibrahim Boubacar Keïta. Ce qui a valu le déploiement des efforts non moins gigantesques par les parties-prenantes en général et du gouvernement en particulier afin de donner plus de lisibilité au processus de paix.

Joignant l’acte à la parole, le Plan d’Urgence et de Relèvement (P U R) a été actualisé avec la participation des mouvements signataires et des acteurs concernés pendant la période intérimaire 2016-2017 dont le coût total se chiffre à 222,118 Milliards de FCFA dont 6,158 Milliards sont à rechercher auprès des partenaires.

Le plan couvre les secteurs vitaux de l’éducation, de la santé et de l’hygiène, de la sécurité alimentaire, de l’hydraulique et de l’énergie, et j’en passe volontiers. Ce document plan conçu par le comité de suivi de l’accord a été transmis à la Présidence de la Médiation par la lettre N°2016-0040/PRIM-SP du 18 mai 2016 et aux Mouvements signataires par le BE N°2016-132-PRIM-CNCA-SP du 6 Juin 2016.

Mise en place des Agences de Développement Régional (ADR) : plus de 300 milliards FCFA d’investissement

Les agences de développement régional sont mises en place dans toutes les régions et le District de Bamako avec une dotation budgétaire conséquente sur l’exercice 2016.

L’organisation de la conférence de Paris du 22 Octobre 2015 pour la mobilisation des fonds nécessaires à la mise en œuvre de l’accord, avec 3,2 milliards d’euros d’annonces faites, devra permettre de réaliser une part importante des préoccupations soulevées lors des pourparlers.

Lorsque les attentes socio-économiques des populations sont prises en compte dans toute activité humaine, elles ne penseront qu’à les sauvegarder jalousement pour ne point les perdre. C’est dans cette optique que la Stratégie Spécifique de développement des Régions du Nord du Mali (SSD/RN) a été rédigée et le Gouvernement enclenche déjà des missions de restitution sur le terrain, avant de déposer le document finalisé et validé auprès du CSA.

Déjà, une équipe chargée de définir l’architecture financière du Fonds de Développement Durable des Régions du Nord du Mali (FDD/RN) a été mise à niveau, au Ministère de l’Economie et des Finances. Cette mise en place sera abondée en premier lieu par les 300 milliards de FCFA (soit environ 457 millions d’euros), sur la période 2016-2018, considérés comme « l’effort de paix » du Gouvernement malien.

5 projets routiers et 5 autres aéroportuaires seront financés par la BAD et les autres partenaires

Une Mission d’évaluation Conjointe sur le Nord du Mali (MIEC-Nord du Mali) dont le rapport final a été déposé en Avril 2016 est réalisée par les experts de la question. Une chose qui permit l’augmentation substantielle des inscriptions budgétaires 2016 pour la mise en œuvre de l’Accord, pour un montant de 16,4 milliards contre 12,2 milliards en 2015.

Les 24 et 25 Mars 2016 s’est tenue une concertation entre le Gouvernement et les bailleurs de fonds avec comme chef de file, la BAD sur le financement des infrastructures pour le désenclavement des régions du nord du Mali. Dix (10 projets ont été soumis, dont 5 routiers et 5 aéroportuaires).

Les Contrats Plans Etat-Régions/District (CPER-D) de Sikasso et Ségou ont déjà été signés et ceux des Régions de Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal sont élaborés et leur signature faite entre Juin et Juillet 2016.

Une sincérité dans la concrétisation des réalisations est perceptible avec l’ensemble des engagements de l’Etat et ses partenaires pour aboutir à un développement durable de toutes les régions du Mali.

 

Sinaly M Daou

Source: L’onservatoire

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