19 Novembre 1968, Accords de Tamanrasset, Alger, Ouaga : Les militaires trahissent encore le Mali

Chaque fois que le Mali est trahi, vous trouverez une certaine catégorie de militaires au bout. A commencer par le coup d’Etat du 19 novembre 1968. Et, depuis l’entrée par effraction de la soldatesque de 1968 dans l’histoire politique du Mali, bonjour les dégâts. La preuve encore, un colonel vient de signer l’accord de reddition de son pays à Ouagadougou.armee malienne kidal gao tombouctou

Cet accord, malgré les tapages médiatiques menés par les auteurs du crime de lèse majesté, place le Mali sous tutelle des puissances impérialistes, incarnées par la France et les Etats Unis et leurs suppôts narcotrafiquants du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Il empêche le Mali d’exercer sa souveraineté sur une partie de son territoire, Kidal. Et, cette mission est désormais confiée aux forces étrangères qui réduiront les marges de manœuvre de notre armée sur notre propre sol.
L’encadrement, pour l’entrée à  Kidal et les missions futures dans cette région, de nos forces armées et de sécurité contribue plus à contrôler l’armée malienne que le MNLA. Une troupe encadrée ne peut prendre aucune initiative, alors que celle cantonnée peut se déplacer librement dans ses zones à lui attribuées. Malheureusement, au bout de cette trahison se trouve un militaire : le colonel Moussa Sinko Coulibaly.

Du 19 novembre 1968 au 18 juin 2013, en passant par les accords de Tamanrasset, le Pacte national, l’accord d’Alger, la nation malienne a été trahie par certains hauts gradés de notre armée. A commencer par le coup d’Etat du 19 novembre 1968. Ce jour, 14 officiers prennent le pouvoir au nom de l’armée, mettant fin ainsi à la marche patriotique de l’US- RDA.

Durant 23 ans, le Comité militaire de libération nationale (CMLN) et l’Union démocratique du peuple malien (UDPM), à la tête desquels se trouvaient des militaires, ont plongé notre pays dans l’obscurantisme. Ils n’ont épargné aucun secteur de la vie socio politique du bradage. L’école, les sociétés et entreprises d’Etat ont été les premiers piliers du Mali à subir les affres des militaires.
Le régime, sentant sa mort prochaine à la fin des années 1990, avec des troubles sociaux à Bamako et une rébellion éclatée dans le Nord, a signé les accords de Tamanrasset le 6 janvier 1991 pour faire face à l’autre front, animé par des aigris du parti unique au nom de la démocratie.

On trouve au bas de cet accord la signature d’un haut gradé : le général Mamadou Coulibaly, ministre de la Défense nationale. Cet accord, dont beaucoup de Maliens n’ont pas encore jusque là pris connaissance du fait de l’euphorie qui a accompagné la chute du régime du général Moussa Traoré, remettait en cause la présence de l’armée dans certaines zones des régions du Nord. Il prévoyait un allégement du dispositif militaire.

La deuxième trahison, après le coup d’Etat du 19 novembre.
Après la chute de Moussa Traoré, le 26 mars 1991, les militaires du Comité de réconciliation nationale (CRN) puis du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP), se sont servis des accords de Tamanrasset pour élaborer le Pacte national, signé le 11 avril 1992.
Avec cet accord, l’armée est sortie affaiblie. Elle a abandonné des points stratégiques aux rebelles qui en ont profité pour créer des zones de trafic de drogue et d’armes. Les anciens rebelles ont été intégrés dans l’armée avec les grades au choix. Au bas de ce papier, la signature d’un autre haut gradé : le colonel Bourama Siré Traoré, ministre de l’Administration territoriale. Trahison.

En 2002, le putschiste de mars 1992 est revenu au pouvoir par la voix des urnes. Il parachève le travail de sape de la République qu’il avait commencé  avec le Pacte national par  la signature de l’accord d’Alger le 4 juillet 2006. Ce dernier consacre la démilitarisation des régions du Nord et l’affaiblissement de l’Etat.

Les intégrés et leurs complices ont profité de cette situation pour faire de notre pays une zone de repaire des otages occidentaux, de trafic de drogue et d’armes. A la tête de ce forfait, un général : Kafougouna Koné, ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales. Autre trahison.
Le dernier en date est celui de Ouagadougou, où un colonel a signé un document qui encadre ses frères d’armes à mener pleinement leur mission de défense et de sécurisation des personnes et des biens. Il s’agit de Moussa Sinko Coulibaly, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire.

L’accord qu’il a signé place son pays sous tutelle. Trahison.
Tous ces accords signés, avec l’ennemi, ont empiété sur la souveraineté de notre pays. Ils ont donné l’occasion à des parasites de prendre des armes pour défendre des appétits voraces et gloutons. Avec la complicité des narcotrafiquants maliens tapis dans la classe politique et une partie de la communauté internationale haineuse, ils engrangent des succès sur le plan diplomatique et sont sur le point de réussir la partition du Mali.

Le coup d’Etat du capitaine Amadou Haya Sanogo couronne la dernière trahison des militaires contre le peuple malien.
Yoro SOW

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