Rencontre avec Salif Keita : Le cheval blanc s’exprime sur ses projets artistiques

Dans le cadre des préparatifs des festivités de fin d’année, l’artiste planétaire, Salif Keita a rencontré le mardi 14 octobre dernier les hommes de médias sur l’ile Djataland à Kalabancoro. L’occasion pour l’artiste de déplorer la situation de la justice malienne.

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D’entrée de jeu, Salif Keïta a souligné que la corruption et l’impunité sont les maux dont le pays souffre. « Actuellement, je suis en litige au tribunal de Kati avec un colonel qui est l’actuel directeur de la sécurité d’Etat. Il occupe illicitement ma parcelle à Moussabougou avec un permis de construction d’1 an et moi j’ai mon titre foncier qui date de 11 ans. L’affaire se trouve actuellement au niveau du tribunal de Kati et à chaque fois le juge d’instruction interjette mon appel. Sachez que c’est le notaire, Céline Camara qui est derrière cette affaire » déclare-t-il avec amertume.

Sur le plan purement artistique, le « Rossignol de la musique mandingue » a tenu à préciser que cette année, il a décidé de célébrer la Saint-Silvestre (31 décembre) sur son ile Djataland afin d’offrir un spectacle inédit en plein air à ses fans et les amoureux de la musique mandingue. Pour l’occasion, il sera accompagné d’un magicien du nom de Ander Timite et d’autres artistes maliens. Pour la Saint-Valentin 2015, il entend rééditer la même performance.

Par ailleurs, il a déploré l’incapacité des acteurs de la culture malienne à mettre en place une politique efficace afin de doter le pays des appareils sonores de dernière génération. Il estime que c’est par cette voie que les artistes pourront organiser des concerts inédits sans faire recours à des matériels sonores des pays voisins.

Il a ajouté qu’en 2015, il projette d’organiser un festival international pour Bamako (FINBA) qui se tiendra du 9 au 14 février 2015. Il a indiqué qu’au cours de cet évènement, une animation musicale sera faite dans les six communes de Bamako.

A rappeler que le président et le Gouvernement ont donné leur accord pour la tenue de ce festival.

 

Kadiatou MAIGA

SOURCE: Bamako Hebdo  du   18 oct 2014.
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