Ensemble instrumental du Mali : véritable levier d’intégration

L’ensemble instrumental du Mali a été créé en 1961 au lendemain de l’indépendance par les autorités. Ce groupe a été créé dans le but de promouvoir le riche répertoire musical du Mali. Il s’agissait également de revaloriser les instruments traditionnels et la musique traditionnelle pour transmettre aux générations futures, explique l’artiste Kardigué Laico Traoré

Le groupe était composé de musiciens traditionnels au nombre de soixante personnes, dira notre interlocuteur. Bako Dagnon, Fanga Diawara, Alousseni Dicko, Mahamane Cissé, Batrou Sékou qui jouait à la kora. Fanta Damba, Mogo safing Sacko etc. étaient des figures emblématiques de l’Ensemble instrumental.  Ces hommes et femmes ont beaucoup œuvré pour le rayonnement de la musique malienne à travers le Mali, l’Afrique et le monde entier.

On y trouvait des Bambaras, des peulhs, des sénoufos, des khassonkés, des sonrhaïs… En un mot, toutes les ethnies étaient représentées au sein de l’ensemble instrumental, souligne l’artiste Traoré.

Le groupe a connu beaucoup de succès dans le temps, car il a apporté au Mali 5 médailles d’or lors de différents festivals organisés en Europe sur la musique traditionnelle. Les instruments utilisés par l’Ensemble instrumental sont entre autres le Balafon, la Kora, la Flûte mandingue, le N’goni, le N’Polon, le Kamalen N’Gonie, le Dundun, le Soku, le Djembé, le Tamani… tous les instruments traditionnels du territoire qui existaient dans le pays, soutiendra-t-il.

Selon Moussa Mariko, Directeur artistique de l’Ensemble instrumental du Mali,  le groupe se porte bien. Et de souligner ; « avant l’ensemble était un peu délaissé par les musiciens eux-mêmes mais maintenant ils ont su que leur vie dépend de ce travail et du travail bien fait. Chaque jour, le groupe répète de 9 à 11 heures. Il y’a presqu’une quarantaine de morceaux. Il joue toutes les chansons des différentes régions, surtout que chaque région du Mali a un morceau spécifique. »

Pourquoi le même répertoire ? 

Selon Mariko, ça n’a pas changé car il nous faut maintenir certaines chansons pour valoriser notre culture. Surtout que l’Ensemble instrumental véhicule, à travers ses chansons, des messages de paix, de bravoure, d’amour, de l’honnêteté, d’entente, de réconciliation, de la bienfaisance, la solidarité … confie Moussa Mariko.

Et de souligner que l’Ensemble instrumental compte aujourd’hui plus de 30 artistes.  Il y’a des fonctionnaires parmi eux et aussi des contractuels. Tous les artistes du groupe sont payés par le Palais de la Culture, conclura-t-il.

Fatoumata Koita

Source: Bamakonews

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