Mali : Le président IBK pris entre plusieurs feux

Une gigantesque marche a été organisée contre le référendum portant nouvelle constitution ce samedi 17 juin 2017 par l’opposition et la société civile maliennes. Cette manifestation qui intervient alors que le nouveau projet de loi prend en compte le règlement de la question sécuritaire, apparaît comme une nouvelle pression sur le président Ibrahim Boubacar Kéïta, après celle du président Macron, il y a quelques semaines à Gao, au Mali.

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L’opposition malienne et la société sont remontés contre le projet du référendum, pour la nouvelle constitution au Mali. Elles l’ont exprimé à travers une marche contre le référendum du 09 juillet prochain et le projet de nouvelle constitution. Des milliers de personnes ont marché ce samedi 17 juin 2017 à Bamako contre un référendum au sujet d’un projet de révision de la Constitution prévu le 9 juillet. Les manifestants étaient munis de pancartes sur lesquels, on pouvait lire, « Non à la révision de la Constitution », « touche pas à ma Constitution ».

Cette nouvelle marche de l’opposition, apparaît comme un nouveau front contre le président malien Ibrahim Boubacar Kéïta. Le chef de l’Etat malien, était déjà en difficulté vis-à-vis des terroristes qui ont érigé leur sanctuaire dans le nord du pays et sont à la base d’attaques visant des objectifs militaires et civils. Il faut y ajouter la pression du président français, Emmanuel  Macron,  lors de sa visite aux troupes françaises à Gao, dans le nord. L’actuel locataire du palais de l’Elysée a fermement martelé qu’il voulait voir l’accord d’Alger s’appliquer pour le retour de la paix au Nord du Mali. Or, au nombre des articles pris en compte dans le nouveau projet de réforme constitutionnelle, il y en a  qui militent pour le retour à la paix dans le pays.

En définitive, le président IBK du Mali, se retrouve pris entre les feux des jihadistes, à la base de perpétuelles attaques contre populations et bases militaires, le tandem opposition-société qui dit non au référendum et de l’Elysée qui exige la mise en application de l’accord d’Alger dans les meilleurs délais.

Christophe SESSOU / beninmondeinfos. com

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