Zoumana Sako président du parti CNAS FASO HERE lors du meeting contre la révision constitutionnelle : « Ce projet est une monarchie héréditaire à durée indéterminée »

Lors de ce meeting, les leaders politiques n’ont pas raté l’occasion de critiquer le régime d’IBK et son projet de révision constitutionnelle lors du géant meeting ce samedi 1 juillet 2017.

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Pour Soumana Sacko président du CNAS FASO HERE, c’est une constitution fabriquée en France sans le peuple malien. « N’accepter pas ce projet. C’est une monarchie héréditaire à durée indéterminée. Nous demandons au Président de la République de retirer ce projet définitivement », déclare-t-il.

Quant à Oumar Mariko, le leader du parti Sadi, il fustige qu’IBK, Manassa Dagnoko (présidente de la Cour constitutionnelle), Kassoum Tapo (ministre en charge de la reforme), veulent tripatouiller la Constitution malienne. Il faut que IBK sache que l’armée, la police, la gendarmerie ne lui appartiennent pas ». Mariko a rappelé que toutes les mesures ont été prises pour reporter ce meeting sans connaitre la détermination du peuple.

L’occasion était bonne pour Soumaila Cissé, chef de file de l’opposition de remercier le public pour sa présence massive avant de le demander de rester mobilisé comme les sénégalais, et burkinabés.

Parmi tous les intervenants, c’est RAS Bah et Chouala Baya le leader religieux qui ont ravi la vedette. Ras Bath connu pour ses piques, il a choqué encore pour éduquer les tripatouilleurs de la Constitution. Pour le rasta, la révision constitutionnelle permettra aux « gays ou homo sexuels » de réclamer leur droit au Mali. Une expression qui a été accueillie par un tonnerre d’applaudissement. Le même rasta a appelé ses fans à rester mobilisés pour le retrait définitif de ce projet.

Le prêcheur Chouala Bayaya dont son arrivée a été brillamment applaudie par le public a rappelé qu’il est guidé par la vérité. « Je ne suis ni un parti politique, ni une association, mais je suis un militant de la vérité », a-t-il laissé entendre. Sa présence à la marche dément également les rumeurs qui circulaient sur son éventuel virage dans le camp du OUI.
Les manifestants bravent la peur de l’interdiction du meeting

Malgré l’avis défavorable émis par le gouverneur du District contre la tenue du meeting, les manifestants contre la révision constitutionnelle ont tenu un géant meeting à la place du cinquantenaire .

Pour la circonstance les leaders politiques présents étaient, Mme Sy Kadiatou Sow présidente de la plate forme « An tè A bana », Tiebile Dramé président du parti Parena, Amadou Thiam président du parti ADP Maliba, Soumaila Cissé chef de file de l’opposition, Zoumana Sako, Modibo Sidibé président du parti FARE, Amadou Amion Guindo secrétaire général de la CSTM, Chouala Bayaya leader religieux, le président du syndicat libre de la magistrature (SLIMA), Ras Bath activiste social l’un des jeunes le plus populaire du Mali sans oublier , Kadiatou Fofana activiste social pour ne citer que ceux-ci.

Les manifestants ont bravé la peur de l’interdiction en se rendant sur le lieu du meeting organisé par « la plateforme An Tè A Bana » contre la révision constitutionnelle. Ils sont jeunes leaders, femmes, entrepreneures du Mali, magistrats, syndicats ; leaders d’opinion, militants des partis politiques de l’opposition mais aussi certains dissidents de l’Adema (membre de la majorité). Tous à l’unanimité disaient non à la révision constitutionnelle. La preuve sur les pancartes et les banderoles on pouvait lire « IBK respecte le peuple malien », « Abas IBK, Abas Manassa Dagnoko, Abas Tapo » « nous voulons le retrait pur et définitif du projet de la révision constitutionnelle ».

Devant des milliers des personnes venues des différents horizons du Mali, Mme Sy Kadiatou Sow dans son mot introductif a harangué le public avant de citer les noms des différents intervenants. Selon Amadou Amion Guindo secrétaire général de la deuxième plus grande centrale syndicale du Mali CSTM, le projet de la révision constitutionnelle est un projet destructif pour le Mali. « Nous avons envoyé une lettre à IBK que ce projet n’est pas bon pour les Maliens, mais il s’entête. C’est pour cela que nous avons informé tous nos bureaux locaux à l’intérieur du Mali de ne pas adhérer à ce projet de révision constitutionnelle. Ibrahim Boubacar Keita n’est qu’un gardien de la constitutionnelle, il ne doit pas la tripatouiller », tempête le leader syndical.

Dans la même dynamique Ibrahim Kebe, un activiste social a tenu le public en haleine pour dénoncer les dérives du régime d’IBK. Selon lui, ce pouvoir est arrivé à sa fin.

M L Fofana
Mali24

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