Cheick Oumar Diallo : « La crise que nous vivons est liée au fait que l’équité et la justice sociale ont disparu au Mali »

La salle de conférence de la maison des jeunes de Bamako a servi de cadre le samedi 16 septembre à la cérémonie de lancement officiel du Groupement pour l’équité sociale (GPES). C’était sous l’égide du président du mouvement, M. Hamadoun Oumar Touré.

Cheick Oumar Diallo ancien secretaire politique Alliance democratique paix ADP Maliba

Le groupement pour l’équité sociale doit être à la base pour un Mali nouveau. C’est un gage de paix, d’une démocratie apaisée de l’Etat de droit du développement local et du développement durable tout court. Le président du groupement pour l’équité sociale, M. Hamadoun Oumar Touré a indiqué dans son discours d’ouverture que cette cérémonie est la concrétisation de la volonté affichée d’hommes et de femmes, qui après plusieurs  mois de réflexion, ont décidé de se donner la main pour combattre les maux et pratiques qui gangrènent nos villages, nos villes, notre nation et le monde entier. Selon lui, tous les textes fondamentaux qui régissent l’organisation des pays et du monde condamnent avec la dernière rigueur l’injustice sociale. Une inégalité sociale, par définition, fait naitre un sentiment d’injustice parmi les individus qui subissent, a-t-il analysé. C’est d’ailleurs, explique-t-il, ce qui fait que les politiques, les défenseurs des droits humains et les syndicats. D’après lui, le contexte actuel de renforcement des contraintes économiques et environnementales a placé certains hommes et femmes en situation de vulnérabilités économiques et sociales. Cette tendance pose des questions d’équité, notamment en termes d’accès aux services sociaux de base, a-t-il précisé. Pour le 3e vice-président du GPES, M. Cheick Oumar Diallo la crise que nous vivons est liée au fait que  l’équité et la justice sociale ont disparu au Mali.  Tout le monde a l’impression que c’est la loi du plus fort qui nous permettra d’avancer, a-t-il  martelé. Aujourd’hui, explique-t-il, l’injustice est  la plus grave de toute l’histoire  du Mali indépendant. De son avis, les politiques qui n’ont pas pu satisfaire l’aspiration des maliens sont en train d’être concurrencés par une nouvelle forme de société civile.  Le travail du GPES doit être de sensibiliser afin que chacun puisse connaitre ses droits et devoirs. Nous allons descendre à la base afin d’expliquer le droit de chaque citoyen, a-t-il conclu.

Il faut noter que le GPES a été crée le 11 avril 2017. C’est une association apolitique et ouvert à tout le monde. Le groupement est composé de toutes les couches sociales. La cérémonie a pris fin par le lancement du site web du GPES. Il s’agit  www.GPES.com.

Abdrahamane Sissoko

Le Pays
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