Les 100 jours d’IBK au pouvoir : Un bilan à l’épreuve des faits

En 100 jours seulement, il n’est pas évident qu’on puisse satisfaire toutes les demandes sociales. Bien que le Président IBK et son équipe n’ont pas chômé. Mais, les attentes sont nombreuses et portent sur des domaines sensibles et tous prioritaires comme ceux de la sécurité et du socio-économique. A tous ces niveaux, les besoins se posent avec acuité en termes de réformes sectorielles.

IBRAHIM BOUBACAR KEITA IBK corruption justice

Nous voici au terme des 100 premiers jours d’IBK à la tête de la magistrature suprême du Mali démocratique. Donc, 100 jours à Koulouba au service du peuple malien tout entier. 100 jours d’activités politiques et dans un véritable balai diplomatique sans relâche.

Certes, l’heure n’est pas au bilan complet. Mais, comme à l’accoutumée, il importe de jeter un coup d’œil furtif sur ce qui a été fait par rapport à ce qui doit être fait dans l’«Honneur du Mali» et pour le «Bonheur des Maliens». Dans cette optique, force est de constater que les 100 jours d’IBK aux commandes ont été riches en faits plus ou moins marquants voire décisifs. Au cours de ces trois mois et dix jours passés aux affaires, il y a eu des actes posés dans certains domaines précis. Cela, surtout sur le plan socio -politique.

En effet, sur le plan politique, IBK a pu se conformer à l’esprit des accords du 18 juin 2013 de Ouagadougou. Il s’agit, entre autres, des discussions qu’il a engagé avec les groupes armés du nord, la tenue des états généraux de la décentralisation, les assises nationales sur le nord, la libération des prisonniers rebelles, la levée des mandats d’arrêt décrétés  encontre ceux qui avaient pris des armes contre l’Etat.

Concernant le processus démocratique, il y a eu une parfaite organisation du premier tour des élections législatives sur l’ensemble du territoire national.

Autre fait marquant advenu au cours de ces 100 premiers jours d’IBK au pouvoir, notons l’arrestation de l’ex chef de la junte Sanogo suite à une plainte des familles des bérets rouges disparus déposée au tribunal de la commune III du district de Bamako.

Côté des forces armées, le gouvernement a effectué une opération de nettoyage et de restauration de l’ordre et de la discipline au camp militaire de Kati, jusque là considéré comme une forteresse imprenable. IBK a procédé aussi à une réorganisation du commandement militaire. Ainsi,  à la tête de l’armée nationale un nouveau chef d’état major général a été nommé.  Concernant les forces de sécurité, il y a eu un remaniement profond à la tête de la police nationale avec la nomination d’un nouveau Directeur Général.

Sur le plan diplomatique, le gouvernement en place s’est montré très offensif. Pour preuve, le président de la république a effectué plusieurs voyages à l’extérieur. Avec comme objectif principal de plaider la cause malienne, de convaincre les partenaires potentiels du Mali d’y revenir investir. A chaque déplacement effectué sur l’étranger, IBK essaye de rassurer la communauté internationale sur la nécessité d’œuvrer au retour définitif de la paix et de la sécurité dans le nord du pays.

Sur le plan socio-économique, Ibrahim Boubacar Kéïta, élu avec 77, 62% des voix le 11 août dernier  est à la tête  d’un peuple très difficile à diriger ne s’est pas du tout reposé. Ceci, surtout quand sait que l’armée nationale est profondément désarticulée, la machine administrative et économique peine à redémarrer. Dans les autres secteurs comme ceux de l’éducation, de la santé ou de l’assainissement, il y a un besoin d’un coup de pouce décisif d’IBK. Ce qui démontre que gouverner un pays en phase de post-crise est bien difficile. Surtout que le pays est en manque criard d’argent et de moyens logistiques. En tout état de cause, le président IBK tente tant bien que mal de restaurer l’autorité de l’Etat, recouvrir la souveraineté nationale confisquée. En clair, il s’est battu sur tous fronts au cours de ces 100 derniers jours. Ce qui fera qu’aujourd’hui les 79% des Maliens affirment gardent espoir quant à sa gestion du pays.

H. D. et Alpha M. Cissé

Encadré

Les actes concrets de Dr Téréta

Dans la mise en œuvre de son projet de société, le président IBK a fait appel à une équipe d’hommes et de femmes rompus à la tâche. Parmi ceux-ci, figure le ministre du développement rural, Dr Bocary Téréta, qui ne cesse de faire preuve de compétences sur le terrain.

En moins de trois mois, Dr Téréta a sillonné le pays entier afin de redonner confiance au monde paysan. Dans cette lourde et noble tâche, il est en parfaite harmonie avec le ministre délégué chargé de l’élevage et de la pêche, Nango Dembélé. Au quotidien, ils traitent les dossiers les plus urgents dans le domaine agro-sylvo-pastoral et posent des actes concrets sur un terrain connu. Ce qui fera dire à nombre d’observateurs avertis que le secteur est entrain de prendre de l’envol sous la direction conjointe de Dr Téréta et de son ministre délégué Dembélé. Un exemple de collaboration à suivre au sein de l’équipe de Tatam Ly.

Bara de Dara

Les Maliens se prononcent

M. Ibrahim Maïga, Président du Mouvement «Trop c’est trop» de Kati

Le bilan est négatif ou positif?

Oh! Le bilan est négatif; car, jusqu‘à la date d’aujourd’hui on n’a rien de concret de la part d’IBK. Le bilan est négatif parce qu’IBK est manipulé par l’ennemi.  Il n’a pas la bonne information. Tout ce que je lui  propose c’est d’ouvrir grand les yeux et voir la réalité du pays. Nous l’avons soutenu et on ne s’attendait pas à ça. De toutes les façons,  il n’est pas encore trop tard pour lui de revenir en arrière et mettre les choses sur rails. Il doit prendre contact avec le bas peuple.

Mohamed Tabouré, Secrétaire à la communication du MP22

A notre question de savoir quelle lecture M. Tabouré faisait des 100 premiers jours d’IBK au pouvoir, il s’est exclamé: «Il a déjà 1OO jours! C’est-à-dire qu’il est démasqué. Il est démasqué comme il a démasqué Haya».

Moussa Kanté, Citoyen à Médina-Coura

Pour le moment, je suis dans l’angoisse totale. IBK n’a même pas commencé, il ramène l’affaire de l’armée. Et, pourtant, cette affaire est très compliquée. Nous n’arrivons pas encore à comprendre la situation actuelle du pays. Pour moi, ce procès doit être celui de la transition, celui de toute la transition. Parce qu’au moment des faits il y avait un gouvernement, il y avait un président  de la République, il y avait un ministre de la justice. On ne doit pas tout reposer sur Sanogo seul.

Par ailleurs, pour moi, il est temps que l’on passe sur tout ça et faire la réconciliation nationale.

Dioncounda Sow, Tisserand au marché Dossolo Traoré

Pour le moment, nous ne voyons pas encore le changement espéré. Toutefois,  il est encore temps pour IBK de revenir vers nous les pauvres. Car, nous avons tous voté pour lui. Et, ce n’était pour rien que pour le changement.

Adama Traoré, Hôpital Gabriel Touré

 

Je pense qu’il est encore très tôt de faire le bilan d’un gouvernement qui vient d’être mis en place. Le Mali vient de sortir d’une crise très profonde. Nous avons besoin du temps pour se positionner de dire quoi que ce soit. Mais, d’ici à là, la priorité doit être accordée à un certain nombre de secteurs. Et, à mon humble avis, on doit accorder priorité à la santé et à l’éducation qui sont les véritables secteurs de développement d’un pays.  Si nous parvenons à mettre l’accent sur ces secteurs, je pense que le bilan sera positif. Sinon, la crise est trop profonde pour se prononcer sur les cent jours de règne d’IBK.

Source: Notre Printemps

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