Fédération malienne d’hippisme : La fameuse « tolérance zéro » en danger

Partant du fait qu’il n’y a pas de fumée sans feu, certains observateurs pensent qu’IBK aurait dû rompre avec le système classique de sélection de ses proches collaborateurs, en menant une enquête de moralité avant de choisir. Pour eux, cela aura pu l’éviter de s’afficher tout le temps avec Mamadou Tièoulé Konaté, inculpé d’abus de confiance par le juge Yaya Karambé dans sa gestion de l’hippisme. Puisque mieux vaut tard que jamais, IBK peut toujours rectifier le tir pour ne pas entacher sa lutte sans merci contre la délinquance financière.

 

 

Se disant sous la couverture des présidents successifs, Mamadou Tièoulé Konaté ou Mamadou Henry Konaté est un miraculeux qui échappe depuis plus de 2 ans à la justice qui le traque pour abus de confiance.

 

 

Après avoir échappé au limogeage successif à Koulouba, il n’a pas hésité à organiser un véritable rodéo au champ hippique avec son complice de tous les jours, également inculpé pour dire à ceux qu’il a spolié, brimé et humilié pendant plus de 14 ans que leur calvaire va continuer avec IBK. Si un ATT doit remplacer un autre, c’est dire que le Mali n’est pas encore sortie de l’auberge.

 

 

Pour prouver à la face du monde que sa lutte contre la corruption n’est pas une chasse aux sorcières, IBK doit commencer par ses proches. Certes, tout le monde n’est pas le petit fils de Mamadou Konaté ou encore le fils de Tièoulé Konaté, que nous saluons leur  patriotisme.

Le manque de respect de Mamadou Tiéoulé  Konaté  pour les ministres Hamane Niang et Djiguiba Keita en charge du dossier de l’hippisme à l’époque rappelle tristement que Koulouba est un autre monde. Cela doit-il continuer sous IBK que le peuple meurtri a plébiscité pour le changement ? Bien sur que non !

 

 

Loin d’un règlement de compte ou d’un acharnement, il est temps que nous apprenons (la presse) à ne plus porter de gang pour fustiger l’inacceptable, car seul la vérité compte.

 

Mamadou Tièoulé Konaté est il au dessus des lois de la république ? Le champ hippique de Bamako et l’hippisme en général rentrent-ils dans son patrimoine ? Telles sont les questions que les maliens se posent depuis plus de 3 ans.

 

 

Avec l’arrivée d’IBK, les uns et les autres avaient placé un espoir fou au Kankélétigi pour qu’enfin justice soit rendue au champ hippique. Malheureusement, le rodéo  de Tièoulé Konaté les a rappelé qu’ils peuvent toujours rêver. Puisque mieux vaut tard que jamais, il est temps que la présidence clarifie la situation de  Mamadou Tièoulé Konaté. Selon les sources judiciaires proches du dossier, la justice n’attendrait que le feu vert de Koulouba pour mettre le président de la ligue hippique de Bamako hors d’état de piocher dans les caisses de la fédération malienne d’hippisme et de la ligue hippique de Bamako.

 

 

Qui bloque le dossier au niveau de la justice ?

Malgré un dossier en béton instruit et ficelé par l’intraitable Yaya Karambé et remis au procureur au prés du tribunal de la commune III, l’affaire tarde à être élucider.

 

 

Selon certaines sources, des pressions de certains ministres magistrats de la transition aurait freiné la justice qui voulait coûte que coûte élucider ce scandale sans précédent dans le domaine du sport dans notre pays.

 

 

Si l’on s’en tient au fait que malgré la fin de son mandat au sein de la fédération et de la ligue, que Mamadou Tièoulé Konaté continue avec les compétitions sous la protection des policiers et des gendarmes plus nombreux que le public qui a déserté avec le refus de l’association Malienne propriétaires de Chevaux de participer aux compétions sans la lumière sur les détournements, il y a lieu de répondre à cette question par l’affirmatif. Qui empêche la justice d’aller au bout du dossier ?

 

 

Sous la protection du président de la république dont il se dit fils spirituel, il continue de défier l’administration et la justice à travers de nombreuses décisions qu’il refuse d’exécuter.

 

Sa tentative de violer une décision d’interdiction des compétitions du ministre des sports ‘’PPR’’ est encore vivace dans les esprits des victimes du champ hippique. Aucune feuille de route n’a été respectée par celui qui a osé claquer la porte au nez et à la barbe de tout un cabinet ministériel lors d’une médiation au nom de sa fonction à Koulouba.

 

Comme si cela ne suffisait pas, le pensionnaire de Koulouba veut organiser un grand prix hippique de la nation avec les chevaux de sacrifice et de compagnie des environs du champ hippique sous la présence d’IBK sans les ligues de l’intérieur, les propriétaires et le ministère, si l’ont en croit certaines sources. Avec de tel antécédent, certains collaborateurs  affirment que le cas de Mamadou Konaté n’est qu’une question de temps. L e hic est qu’en attendant ce temps, il continue de gérer les caisses qu’il a pillé pendant 14 ans. C’’est cela aussi le Mali, le médecin après la mort.

 

DE QUOI S’AGIT-IL ?

 

S’estimant au dessus du commun des maliens et de la justice, Mamadou Tièoulé Konaté n’a pas hésité à initier et à exécuter le plus grand scandale financier du sport malien de tous les temps. Avec la complicité de certains membres de l’administration du sport, il sévit au champ hippique comme un monarque depuis 14 ans. Après avoir écarté le reste des membres du bureau, les trois personnes que sont Mamadou Tièoulé Konaté, Mamadou Baba Sylla et son jeune frère Ousmane Sylla ont dissimulé leur jeu jusqu’au grand prix Hippique du cinquantenaire.

 

 

Dans le cadre de cette compétition phare, l’Etat avait promis 75 millions de FCFA en guise de frais d’organisation. En plus de cela, comme d’habitude les sponsors ont mis la main à la poche, sans compter les contributions des bonnes volontés. Au total, environ 140 millions de FCFA auraient été récoltés pour le seul besoin du grand prix. Malgré ces rentrées pharaoniques, Mamadou Tièoulé Konaté et ses sbires continuaient à dire à qui veut l’entendre que l’Etat n’a pas encore versé sa contribution. Pour mieux berner les autres membres de la fédération qui ignoraient tout des desseins inavoués du clan, les gains (promis aux vainqueurs des différentes courses) ont été revus à la baisse pour manque d’argent.

 

 

Pour ne pas mettre le trésorier dans le bain, le conseiller spécial à la présidence a décidé de se passer du compte officiel de la fédération logé à la BMS, pour aller ouvrir 2 autres comptes à la BRS, tous au nom de la fédération.

 

 

En violation de tous les textes en matière d’association, l’intouchable conseiller spécial à la présidence en complicité avec le PDG de la BRS qui se trouve  n’a eu besoin que d’une simple lettre pour ouvrir les deux comptes en lieu et place d’un statut et règlement de la fédération. Sans aucune peine, il est parvenu à s’adjuger seul la signature des sorties d’argent dans les deux comptes.

 

 

A la découverte de ce précédent, le trésorier de la fédération dont le compte fut abandonné à la BMS a décidé de porter plainte contre X au pôle économique pour malversation. Malgré les tentatives d’étouffer la procédure (à l’époque) de la part de certains proches d’ATT, l’enquête préliminaire fait sur la base de la confrontation des factures et des fournisseurs a décelé un abus de confiance sur un montant avoisinant les 140 millions. Malgré l’inculpation de Mamadou Tièoulé Konaté et de ses complices par le pôle économique pour détournement, les victimes attendent toujours d’être mises dans leur droit. Réconforté par cette impunité dû à son rang, le président de la ligue hippique de Bamako et non moins secrétaire de la fédération malienne d’hippisme n’entend pas s’arrêter en si bon chemin.

 

LA COLERE ET L’INDIGNATION CHEZ LES VICTIMES

 

Malgré leur confiance à la justice malienne, les victimes des années Mamadou Tièoulé Konaté au champ hippique commence à perdre patience. Faudrait-il subir impunément la loi d’un homme qui n’a de considération que pour soi ? Telle est la question que les uns et les autres se posent actuellement dans le milieu de l’hippisme. Le refus de sa majesté de livrer à plus 42 propriétaires leur Licence en violation des statuts et règlement, malgré le payement de tous les frais y afférents est la goutte d’eau qui risque de faire déborder la vase. Cela d’autant plus que le conseiller d’IBK continue de dilapider le reste des maigres ressources de la discipline dans les chevaux de sacrifice qu’il laisse ennuyer la galerie.

 

 

Pour les victimes, la date butoir est le 31 décembre prochain. A compter de cette date, il affirme que s’il y a pas un nouveau bureau, la situation prendra une autre tournure . Pour eux, si les lois du pays sont faites pour être violer par certains, autant en finir une bonne fois.

 

Comme toutes les fédérations, le mandat de celle de l’hippisme est de 4 ans. Donc, une fédération mise en place le 5 décembre 2009, verra son mandat arrivé à expiration le 5 décembre 2013. En dépit de la clarté des textes, Mamadou Tièoulé Konaté tente depuis un forcing pour faire 5 ans. Le silence assourdissant des autorités est un quitus qui le permet de continuer avec ses pratiques. A défaut des autorités, puisque Dieu est là pour tous, certainement qu’il paye rien pour attendre, dixit une victime du fils de Tièoulé Konaté.

Mamadou Tièoulé Konaté ou Mamadou Henry Konaté echappe limogeage successif koulouba

A suivre

procces verbal Mamadou Tièoulé Konaté ou Mamadou Henry Konaté

Lamine DIALLO, journal Waati

 

SOURCE: Autre Presse

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