Monsieur Illiassou Koné, maire de Bondoukou «Je suis venu sceller l’amitié»

Bonjour Mr la maire, vous venez d’effectuer une visite de 72 heures à Sikasso la capitale du Kénèdougou, comment avez-vous trouvé cette ville ?

Monsieur Illiassou Koné, maire de Bondoukou «Je suis venu sceller l’amitié»

Illissou Koné : Une ville avec une population accueillante, une ville en pleine mutation, une ville qui s’ouvre au monde, une ville que je retrouve après cinq ou six ans.

Vous êtes venu à Sikasso avec les mains pleines de projets pour la ville de Sikasso…

Non pas à proprement parler, je ne suis pas venu  avec des projets, je suis venu sceller l’amitié ; sceller l’amitié, aussi c’est trop dire, parce que nos parents ont déjà tracé cette route Bondoukou-Sikasso qu’on appelait le chemin du sel et de l’or. On venait du Ghana, Ghana-Bondoukou, Bondoukou-Sikasso. Je suis donc venu nettoyer cette voie pour que ces peuples apprennent à se fréquenter. Nous sommes aussi venu répondre à l’appel de nos frères de Sikasso. Le 21 Avril 2015, une forte délégation de la ville  Sikasso était à Bondoukou, nous sommes venu finaliser l’amitié. Nous avons profité pour planter des arbres, qui sera la forêt de notre amitié, cette forêt s’appellera l’amitié Bondoukou-Sikasso. Je suis venu avec des commerçants, des cultivateurs et des leaders d’opinions dont des femmes pour qu’elles discutent avec leurs sœurs d’ici pour voir comment elles peuvent travailler ensemble. C’est ça la coopération sud-sud. D’aucuns ne comprendront pas, alors qu’on a toujours besoin de quelqu’un, de son voisin pour faire quelque chose. C’est vrai que nous allons partir en Europe chercher un ami, mais nous allons aussi raffermir l’amitié sud-sud.

A vous entendre parler, on sent que vous êtes un visionnaire, un politique averti. Vous avez les mêmes visions que Mamadou Tangara que vous appeler votre cher frère, comment l’avez-vous trouvé ?

Mamadou Tangara, c’est depuis  Bondoukou que j’ai appris à le connaitre, mais je le connais mieux maintenant, je sais qu’il a beaucoup d’ambitions pour sa ville de Sikasso. Je sais que les maires sont toujours menacés quand il y a une élection, mais Mamadou Tangara est très ouvert et il cherche le développement de Sikasso et pour cela, il aura cherché l’amitié partout pour rendre la population de Sikasso heureuse. Je trouve que c’est un homme très ouvert et tres engagé pour sa commune de Sikasso.

Vous êtes un homme politique, maire de Bondoukou et en même temps conseiller spécial du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, comment voyez-vous les prochaines présidentielle dans votre pays ?

Ce seront des élections apaisées, parce que les grands partis de la Côte d’Ivoire se sont donné la main pour soutenir un candidat, quand le RDR et le PDCI se mettent ensemble, le RHDP, c’est plus que les 2/3 de la population. Je fais des calculs dans ma tête comment peut-on battre ces partis ensembles ?

Vous avez effectué une très fructueuse à Sikasso, quel appel avez-vous à lancer aux deux populations qui sont désormais communes?

Il faut que nous travaillons main dans la main et j’ai dit hier dans mon discours que j’appelle à la cohésion, il faut beaucoup de cohésion. Au moment où je vais quitter ce beau pays, cette ville avec une population accueillante, nous disons merci,  merci à tous le monde pour l’accueil.

Diakaridia CAMARA

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Réactions

Mamadou Tangara, maire de la commune urbaine de Sikasso : «Je pense que les deux acteurs de ce jumelage ne se sont pas trompés»

Apres votre visite de 48 heures en république sœur de Cote d’Ivoire pour matérialiser une coopération, aujourd’hui les maires de Bondoukou et de Soubré rendent une visite à Sikasso. Après ce séjour de la délégation, quel sentiment vous anime ?

M.T : Merci bien de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer sur cette coopération. C’est une vision commune et un état d’esprit fédérateur qui m’ont amené à tendre la main à une collectivité voisine dans un Etat voisin. Comme on le dit, la complémentarité est le véritable sang pur qui doit animer l’esprit de quelqu’un qui doit se développer. Que nul ne doit croire qu’un seul doigt puisse prendre une pierre. C’est pour cela que dans les grandes rencontres que nous avons eu à faire au niveau de l’Association des maires francophones AMF, les échanges se sont passés entre certaines villes nord-sud et sud-sud. Les jumelages et la coopération décentralisée sont susceptibles d’être les véritables chevilles d’union et  pour aller vers un développement commun.

Apres la signature de ces conventions qu’est ce que Sikasso gagne dans ces différents projets ?

Le fait d’apposer des signatures pour magnifier notre union est un veritbale symbole du vivre ensemble. Au regard de cela, le fait que nous allons vivre ensemble, nous allons échanger des visions communes à travers lesquelles, nous avons un sens de développement pour l’ensemble des deux communes. Je crois qu’un brassage est évident entre les deux peuples et ce brassage quoi qu’il advienne est signe d’une similitude entre Sikasso et Bondoukou. Je pense que les deux acteurs de ce jumelage ne se sont pas trompés, le choix a été un choix vrai, je pense que les deux populations en tireront un véritable profit. Sikasso est une zone agricole, les deux pays sont frontaliers et cela  veut dire que les deux villes sont voisines. Aussi, au delà de cela, je pense que nous ne sommes pas trompé. Il y a beaucoup de domaines que nous allons développer comme mentionné dans la convention, les domaines culturel, administratif. Chacun a besoin de parfaire ses connaissances, cela est d’autant plus vrai que nos deux administrations seront complémentaires. Dans le domaine des collectivités, l’un a besoin de s’inspirer chez l’autre. Je sais que les jeunes et les femmes de Sikasso qui sont les véritables fleurons du développement vont utiliser à bon escient cet instrument de coopération pour traduire notre volonté.

Le maire de la commune urbaine de Bondoukou, impressionné par votre travail, a dit que vous êtes un grand homme qui ne pense qu’au bonheur de sa population, quel est votre avis par rapport à cet éloge ?

Je suis fier de mon jeune frère M. Illissaou Koné, je vois en lui un frère sage qui sait ce qu’il dit et sait ce qu’il fait. Comme il l’a dit dans son discours, la fonction du maire est une fonction ingrate, mais avoir accepté d’être un maire est un sacrifice et je dis il faut accepter ce sacrifice et démontrer qu’on aime sa ville et qu’on veut que son peuple émerge. Ses mots et son comportement m’ont beaucoup plu. Les réalisations dont il fait allusion, tous ce que nous faisons en tant que responsable de collectivité n’est caché de qui que ce soit. Nous pensons que nous avons accompli notre devoir avec l’accompagnement de toute la population. C’est aussi de traduire les besoins de la population que nous faisons, nous n’inventons pas, nous essayons d’être les artisans et manouvres des populations parce que nous avons opté pour cela, nous ne pouvons qu’être au service de cette population. Je pense que s’il jette des fleurs sur les réalisations, c’est celles que j’ai faites avec mes populations et leur bonne volonté. Merci à la population de Sikasso.

Quel appel avez-vous à lancer aux deux populations, car, vous êtes le maire de Bondoukou ?

Je demanderai tout simplement à la population de prendre soin de cet accord, je le dis et le redis : les deux villes gardent des similitudes, c’est pour cela qu’il est tout a fait impérieux de faire bon usage de cette amitié qui vient de se créer. Faire en sorte que les générations futures puissent être les véritables bénéficiaires de cette amitié. Il y a eu un acte fort, la plantation d’un bosquet, un bosquet de l’amitié qui veut tout dire, c’est un défi qui a été mis à la porté de cette génération et pour moi, en tant qu’initiateur, je crois que les jeunes de Sikasso ne failliront pas à ce devoir d’être présents à l’appel de Bondoukou pour un développement commun.

 Diakaridia CAMARA

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Coopération sud-sud : Sikasso accueille à son tour Bondoukou

« Je suis très heureux d’être parmi vous ce matin. Je ne puis pendant longtemps dissimuler ma joie d’être parmi vous, au terme du déplacement qui vous a conduit jusqu’en terre ivoirienne du 9 au 12 Avril 2015, dans le cadre de la signature du jumelage entre la commune de Bondoukou et la commune urbaine de Sikasso. Et, je ne suis nullement surpris par cet accueil chaleureux et enthousiaste, cet accueil des grands jours. » C’est par ces mots que le maire de la ville de Bondoukou en république sœur de Cote d’Ivoire  a dit ces premiers mots dans la capitale du Kénédougou à l’hôtel de la ville où le monde a pris place pour saluer l’importante délégation ivoirienne.

Ce samedi 23 mai 2015 restera un grand jour dans la mémoire des Sikassois, un jour où le maire d’une autre ville à savoir la ville de Bondoukou en Cote d’Ivoire et une forte délégation  s’est rendu pour matérialiser une coopération qui donne déjà des fruits entre deux villes qui ont les mêmes similitudes. Avec une salle pleine comme un œuf, monsieur Illiassou Koné un maire engagé, déterminé à pousser les montagnes avec son homologue et grand frères de Sikasso Mamadou Tangara a fait son entrée dans la cour de l’hôtel de ville aux environs de 10 heures. Apres un accueil à la hauteur et à la dimension de l’hôte du jour, les personnalistes s’installent dans le bureau du maire avant qu’elles fassent son entrée dans la grande salle de la mairie de Sikasso, une salle pleine à craquer. Apres la lecture et les salutations d’usage le maitre de cérémonie annonce le programme.

Dans son discours de bienvenue le maire de la commune urbaine de Sikasso Mamadou Tangara soulignera les migrations entre les deux pays depuis la nuit des temps et leurs contributions dans la construction et le développement de nos deux Etats. Pour le premier magistrat de la ville de Sikasso « Nous devons nous approprier cet héritage pour en faire le tremplin du renouveau que nous voulons donner à notre coopération » explique –t-il.

La signature de ce protocole d’amitié dans la ville de Sikasso, une ville chargé d’histoire e de surcroit, vitrine de l’expression démocratique malienne confère telle à notre relation un caractère symbolique et solennel et offre le cadre approprié de travail dont nous avons besoin pour aller de l’avant ajoute Mamadou Tangara.

Pour le maire de la capitale du Kenedougou «  la date du 23 mai 2015 marquera à jamais nos relations et sera retenue, j’en suis persuadé comme le jour où Bondoukou et Sikasso se sont rappelées de leurs destin commun, en faisant franchir un nouveau palier à la coopération et en ouvrant, ensemble, de nouvelles perspectives. »

Prenant la parole dans la salle comble de la mairie de Sikasso, le maire de Bondoukou un véritable homme d’Etat s’est rappeler les valeurs qui unissent les deux pays en demandant la parole aux maitres de la parole ce qui lui fut accordé, en véritable chef d’orchestre, le maire monsieur Illiassou Koné en véritable homme de la parole retraça les liens séculaires qui unissent les deux pays. Pour lui, il ne peut dissimuler sa joie longtemps d’être parmi, la population du Kénédougou dans le cadre de la signature de la coopération entre Bondoukou et Sikasso. Pour Monsieur le maire de Bondoukou, il dira n pas être surpris de l’accueil chaleureux et enthousiaste, cet accueil des grands jours.

Continuant la même lancée le maire de Bondoukou indiquera que « dans la dynamique de ce grand honneur, je voudrais à mon tour saluer notre partenariat qui repose sur une fraternité vraie. C’est pourquoi, au nom de la délation qui m’accompagne, je voudrais adresser ma gratitude à toutes les autorités et toutes la population pour leurs présence si distingués et si massive qui rehausse l’éclat de cette rencontre »

La nuit, l’hôtel du cinquantenaire  a servit de cadre d’un diner au cour de la quel les autres accords ont été signé avec des cadeaux remisent de part et d’autres sans oublier le bosquet de la coopération qui existe désormais entre les deux villes.

 

Idrissa Ouattara.

Source: L’Intelligent

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