L’honorable Assarid Ag Imbarcaouane à propos de la gouvernance IBK : « Nous devons avoir un minimum de confiance en nos gouvernants »

Dans l’entretien qu’il nous a accordé, dont nous avons publié la première partie hier, l’ex-vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Assarid Ag Imbarcaouane répond aux questions relatives à l’ADEMA-PASJ, à la menace Ebola et à la gouvernance actuelle. Il plaide pour un  » minimum de confiance  » en ceux qui dirigent le pays.

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L’ADEMA-PASJ est marqué par la démission des responsables comme Iba N’Diaye et Oumarou Ag Ibrahim ?

J’ai le plus grand respect pour ces deux camarades. Vous savez, un parti a un projet de société, un programme, une idéologie.  Quand on est d’accord avec ces valeurs on continue de militer. Lorsqu’on est en  désaccord, on s’en va. Peut-être que c’est le cas de ces deux camarades qui sont libres de démissionner et d’aller militer là où ils veulent. De la même façon, certains camarades avaient quitté avant eux pour créer le RPM, l’URD, le MIRIA. Ceux qui sont restés doivent simplement faire en sorte que les valeurs qui ont présidé à la création du parti soient préservées et consolidées. Nous sommes en train de travailler dans ce sens. Je profite pour lancer un appel aux militants de l’ADEMA que notre parti est membre de la majorité présidentielle. C’est une décision souveraine prise par le Comité exécutif du parti. Je souhaite que le parti joue véritablement toute sa partition pour permettre au président de la République et au gouvernement de réussir la mission à eux confiée par les Maliens.

L’actualité est dominée aussi par la lutte contre la menace Ebola. Quel commentaire avez-vous par rapport à cela ?

J’ai l’impression que le gouvernement est en train de tout faire pour essayer de rattraper les quelques erreurs qui ont été commises par ci par là dans le cadre de la lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola. Le fait qu’un malade soit venu à la clinique Pasteur et que le gouvernement n’ait pas été rapidement au courant est dommage. On doit attribuer l’évolution de la maladie à ce fait. A présent, on peut constater que le gouvernement fait des efforts en terme de mesures de prévention dans les services, les écoles (lavage des mains et d’autres mesures d’hygiène).

Il faut ajouter que le président de la République lui-même, le Premier ministre, le ministre de la Santé et plusieurs membres du gouvernement s’impliquent dans la lutte contre cette maladie. Nous espérons que ces efforts feront en sorte que la question d’Ebola sera rapidement maîtrisée dans notre pays.

Quid de l’affaire d’achat de l’avion présidentiel et du contrat d’armement?

C’est un problème que je ne connais pas personnellement. Je n’ai aucune preuve des surfacturations dont on parle. J’ai appris que le FMI s’est fâché contre notre pays par rapport à cette affaire. Mais je dois dire que je n’ai pas de commentaire particulier à faire, dans la mesure où je ne maîtrise pas les faits. Je peux dire tout de même que nous devons avoir un minimum de confiance aux hommes et femmes auxquels nous avons confié la direction du pays. Je suis sûr que cette question sera gérée dans la plus grande transparence avec justice et équité et s’il y a des choses à corriger, elles  le seront.

Quelle appréciation faites-vous des quatorze mois de la gouvernance IBK ?

Les gens critiquent souvent la gouvernance mais il est aussi bon de se poser la question de savoir  si notre architecture institutionnelle actuelle est bonne pour avoir une véritable bonne gouvernance. Je ne veux pas entrer dans des détails…

          Propos recueillis par

             Bruno D SEGBEDJI

 

SOURCE: L’Indépendant  du   27 nov 2014.
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