Ibrahim Guindo dit Akim Soul, fondateur de Mali mode : «Nous voulons former les jeunes talents du secteur de la mode à vivre de leur métier»

Contribuer au développement des métiers de la mode et au rayonnement des talents créatifs du Mali ! Telle est l’ambition de «Mali Mode» du jeune entrepreneur culturel, Ibrahim Guindo alias Akim Soul. Cette volonté d’insuffler du sang neuf à la mode dans notre pays se traduit par des initiatives concrètes comme la mise à disposition d’outils de promotion et d’actions de formation. Le projet «Balma» n’est pas la moins ambitieuse et la moins pertinente des initiatives de Mali Mode. Dans cet entretien, M. Ibrahim Guindo dit Akim Soulévoque les objectifs visés à travers ce projet ainsi que sa finalité. Interview !

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Le Matin : Que symbolise le projet Balma ?

Ibrahim Guindo : Le projet Balma symbolise le premier projet de formation professionnelle organisé par Mali Mode Association  à l’endroit de jeunes talents de mode. Un projet financé par le Fondation Total.

Qu’est ce qui vous a motivé à entreprendre ce projet ?

Nous sommes convaincus du potentiel créatif des artisans maliens, nous estimons qu’ils sont  tout autant talentueux que ceux des autres pays. Il leur faut juste un accompagnement et des opportunités pour exprimer leur talent, exprimer leur génie créateur. Les créateurs maliens méritent  aussi de s’exporter à l’international, mais le souci de professionnalisation (fabrication, commercialisation…) reste cependant un problème majeur d’où cette initiative pallie cela.

Quels sont les objectifs de cette initiative ?

L’objectif était d’identifier 3 trois jeunes souhaitant faire carrière dans le domaine de la mode. Pour ensuite leur apprendre les techniques de base en coupe et couture, leur fournir les outils et les connaissances nécessaires en termes de  management et de commercialisation. Afin  qu’ils puissent être autonomes et vivre de leurs métiers.

Quelle est sa particularité ?

La particularité de ce projet réside dans le fait que les bénéficiaires n’ont pas seulement bénéficié des connaissances théoriques, mais aussi de la pratique. Ils ont eu l’occasion de les mettre en pratique à travers la réalisation de différentes collections de vêtements et d’accessoires présentés lors d’une cérémonie de restitution.

Quelles est la finalité attendue ?

C’est la création d’emploi. A la fin du projet, l’objectif est que les trois bénéficiaires puissent continuer à travailler et reprendre la gestion de la marque créée, Balma.

Quelles sont les difficultés rencontrées dans cette mission de promotion et de valorisation ?

Les principales difficultés restent d’ordre financier car nous sommes une jeune association. Il est difficile de mener tous nos projets sur fonds propre. Et au Mali il est encore très difficile de prétendre à d’éventuelles subventions pour réaliser toutes nos ambitions.

Qu’attendez-vous des pouvoirs publics ?

Un accompagnement financier car, jusqu’à ce jour, nous avons toujours pu compter sur leur appui institutionnel et nous les remercions pour cela. Mais sans soutien financier difficile de faire évoluer les choses au niveau de la mode et de la valorisation de nos textiles.

Un appel à lancer aux Maliens ?

J’exhorte les Maliens à soutenir les acteurs de la mode et de l’artisanat en prônant la consommation Made in Mali. Partout, nous devons privilégier nos créations, nos vêtements fruits de l’ingéniosité de nos artisans et de nos créateurs de mode. Chacun peut apporter sa petite pierre aujourd’hui à la promotion de la mode et à la revalorisation de notre artisanat et des ses productions.

Propos recueillis par Moussa Bolly

 

Source: Le Matin

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