Dialogue national inclusif à l’étranger « La mobilisation a vraiment été à la hauteur de souhait, même-ci notre vœu le plus sincère était de voir le dialogue se tenir dans plusieurs pays que ça l’a été » dixit le chargé de Communication du HCME Mamadou BANNE.

Coordinateur en tant que délégué du Haut Conseil des Malien de l’Extérieur dans la commission Nationale d’organisation, Mamadou Banne et ses pairs ont abattu un travail colossal pour la tenue du dialogue national incisif dans la diaspora, la semaine dernière.

Deux jours pendant lesquels une partie de la communauté malienne qui vie à l’étranger a échangé sur les voies et moyens devant aboutir à une paix durable et définitive dans notre pays. À travers une interview exclusive qu’il a bien voulu nous accorder, le chargé de communication du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur nous parle des conditions dans lesquelles cet exercice s’est tenu.

Le Patriote : Comment s’est déroulé le dialogue à l’étranger M. BANNE ? Mamadou BANNE: D’abord pour la participation de toute la diaspora, on a eu à faire des préparations nécessaires. Et en tant que membre du Haut Conseil des Malien de l’Extérieur c’était l’occasion de faire en sorte que les Conseils de base soient au même niveau d’informations concernant le dialogue lui-même à travers les termes de référence, les thématiques qui sont à l’ordre du jour, la position du HCME par rapport à la thématique, les préoccupations, les recommandations qui peuvent être faites par le Haut Conseil, ses structures et ses démembrements.

Le Patriote : Parlez-nous un peu de la mobilisation autour de ce dialogue à l’étranger. Mamadou BANNE : la mobilisation a vraiment été à la hauteur de souhaite, même-ci notre vœu le plus sincère était de voir le dialogue se tenir dans plusieurs pays que ça l’a été. On retient cas même que 24 sites dans 21 pays ont été officiellement retenu.

Les gens se sont mobilisés en grande pompe. Certains sites ont même reçu des participants venant d’autres pays. Par exemple, Accra (Ghana) a mobilisé ; les Maliens du Ghana, de Togo et du Bénin. En Guinée Konakry, on enregistre la participation des Maliens Konakry, de Sierra Leone et de Liberia. A Dakar (Sénégal) nous avons vu les Malien du Sénégal, du Gambie, de la Cap vert et de la Guinée Bissau. Il a eu également celle des Maliens de Congo Brazzaville et de la République Démocratique du Congo.

En Côte d’Ivoire, il y’avais deux sites dont ; Bouake et Abidjan. Deux sites également aux États-Unis ; Washington et New York. Les estimations montrent que le quota prévu par l’organisation pour chaque site a été atteint ou dépassé. Par exemple à Abidjan le quota prévu était 200 personnes mais le nombre de participants à dépasser ce chiffre. Le Patriote : Quelles sont les attentes des Maliens de la diaspora ? Mamadou BANNE: les attentes sont très nombreuses.

D’abord pour la thématique paix, cohésion Nationale et le vivre ensemble, nous, nous prenons une position pour dire que nous allons nous référés au rapport alternatif de la coalition nationale de la société civile pour la paix et la réconciliation. C’est un ensemble d’éléments pour dire que la paix et la réconciliation sont nécessaires. Concernant l’accord pour la paix, il faut le revoir sur certains aspects notamment là où il y a des difficultés de mise en œuvre. Il faut s’assoir entre Malien parlé de ses aspects et essayer de voir les mesures alternatives pour que l’accord de paix puisse être mise en œuvre.

Que le problème de désarmement des mouvements armés, le problème de contrôle du territoire national pour que le pays recouvre sa souveraineté nationale, celui de la réintégration de ceux qui avaient pris les armes contre le Mali, les troubles dans le centre du pays, puissent être éradiqués. Le Patriote : Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ? Mamadou BANNE : Dans beaucoup de pays comme je l’avais cité tantôt, les gens se sont déplacés d’un pays à l’autre ou d’une ville à l’autre pour participer au dialogue. Ça demande cas même un certain nombre de sacrifice financier pour ceux qui se sont déplacés, en laissant leurs affaires et occupations quotidiennes.

Également, compte tenu des moyens financiers limités, leur transport n’a pas été pris en charge par l’organisation. L’autre difficulté est le délai pendant lequel le dialogue a été tenu c’est-à-dire deux jours. Il faut rappeler que le dialogue s’est tenu concomitamment entre le 21 et le 27 octobre. Les deux jours paraissaient insuffisants pour aborder en long et en large toutes les thématiques par ce que vraiment il avait matière à débat. Cas même les gens se sont confirmés au délai de deux jours, fixé par l’organisation.

Le Patriote : Avez-vous une idée sur la somme que vous avez mobilisé tout au long de cette rencontre ? Mamadou BANNE : pour le moment ce n’est pas facile de faire une évaluation mais ça sera fait, la contribution financière des Maliens de l’étranger. Ce que nous pouvons noter est que certains Président de Conseil de Base, malgré que les ressources soient dégager par le comité d’organisation pour envoyer dans les différentes juridictions ont participé financièrement en louant des tentes, des chaises, des locaux où le dialogue s’est déroulé.

Vous savez les Maliens de l’extérieur ont une fibre patriotique très prononcé. Pour participer à un événement du pays, ils sont très entreprenant, très large, très philanthrope. Il a eu des contributions de ce type. Le patriote : Merci ! Mamadou BANNE : Tout le plaisir est pour moi !

Interview réalisée par Abdrahamane BABA KOUYATE pour Niarela.net

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