Boubacar Dabo, premier national au bac : “J’aime les sciences et je me donne les moyens d’y réussir”

Il s’appelle Boubacar Dabo. C’est lui qui a été classé premier national au Baccalauréat, session de juin  2017, avec une moyenne de 18, 10 dans la série sciences exactes. Il fallait le rencontrer pour comprendre que son exploit n’est pas un fait du hasard. Le jeunot revient sur les bons moments de sa vie, tout en jetant un regard prospectif sur son avenir. Entretien.

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Aujourd’hui : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Boubacar Dabo : Je m’appelle Boubacar Dabo, fils de Mamadou Chérif Dabo et Marie Thérèse Coulibaly. J’ai 18 ans et j’ai fait le baccalauréat en série sciences exactes au lycée privée Mama Thiam de l’Hippodrome.

Quelles sont les qualités que vous vous reconnaissez dans la vie courante ?

Les plus déterminantes sont : le courage, la détermination, la solidarité au lieu de la rivalité. J’aime partager et je préfère apprendre et faire apprendre les autres. Bref l’égocentrisme n’est pas de mon genre. Je suis très actif dans le bénévolat, le service communautaire, tout en prenant des initiatives.

L’histoire retiendra que vous êtes le premier national au baccalauréat. Quand vous avez reçu l’information, quelle a été votre réaction ?

Cela m’a fait plaisir. J’ai reconnu ma valeur intrinsèque après tant d’efforts. Au-delà, je me suis senti honoré pour avoir été félicité par tout le Mali. J’ai pu reconnaitre cette chaleur entre Maliens.  C’est-à-dire qu’on reconnait entre nous la valeur et l’effort des uns et des autres. Cela est important.

Qui est cette personne que vous n’êtes pas prêt d’oublier pour vous avoir apporté la nouvelle ?

C’est mon professeur de Maths de la 11ème Année, Almame Traoré,  qui m’a informé. Il est venu nous trouver dans la cour de notre établissement pour dire que j’ai eu la mention excellente. Après, il m’a annoncé la bonne nouvelle avant même de proclamer les résultats du lycée. Vous avez raison de dire que je n’oublierai jamais mon professeur de Maths. Il fait désormais partie de mon histoire.

Quelle est votre méthode de travail ?

Ma méthode de travail est simple. J’aime lire, m’informer. Parallèlement à la lecture, je me donne aux études avec des séances d’exercice en groupe. En solitaire aussi, je cherche toujours à satisfaire ma curiosité par tous les canaux qui sont à ma disposition, pour faciliter ma compréhension et assoir mon intelligence.

Quelles sont vos matières préférées ?

Mes matières préférées demeurent les maths, la physique, la chimie, la biologie, les matières sur l’économie, les finances, la comptabilité.

Quel est le secret de votre réussite ?

C’est l’effort.  A l’école on nous a toujours dit que le succès est au bout de l’effort. La différence entre ceux qui réussissent et les autres ne peut se situer qu’aux niveaux du courage et de l’effort. Parfois, je me trouve à l’école tout seul. Ce qui inquiétait beaucoup mes parents qui craignaient un surmenage. Mais je les ai rassurés du bien-fondé de mon engagement, soutenu par des moments de repos. J’aime les sciences et je me donne les moyens d’y réussir.

Vous avez maintenant le BAC en poche, quelles sont vos orientations par rapport à l’avenir ?

Je voudrai me spécialiser dans le domaine de la télécommunication.

Comme on le dit, il est plus facile d’atteindre le sommet que de s’y maintenir. Qu’est-ce que vous comptez faire pour rester au sommet ?

Après un tel exploit, je n’ai plus droit à l’erreur. Il s’agira pour moi de chercher à savoir ce que je ne sais pas jusque-là. C’est un challenge qu’il faut relever. Comment ? C’est là toute la question. Et seul le travail est source d’indépendance. Bref, je doublerai d’efforts pour ne plus chuter.

Quels conseils et orientations à vos cadets ?

Notre génération est très distraite. Or nous avons bénéficié des canaux qui devraient nous permettre d’exploiter les recherches. Malheureusement, nous utilisons toutes ces opportunités dans le mauvais sens. Pour revenir à votre question, je demande à mes cadets plus de persévérance,  plus  de courage et surtout avoir toujours à l’esprit la citation selon laquelle “ aide-toi, le ciel t’aidera “. C’est-à-dire qu’aucun bon résultat n’est gratuit ou aléatoire. Donc mes cadets doivent avoir plus de volonté pour bien réussir.

                          Propos recueillis par O. Roger Sissoko

 

Source: Aujourd’hui-Mali

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