YÉMEN: DES DIZAINES DE MORTS DANS DES COMBATS DANS LE SUD

Des dizaines de rebelles et de partisans du président au Yémen ont péri dans de violents combats nocturnes pour la contrôle de la ville de Dhaleh, dans le sud, ont indiqué des responsables de l’administration provinciale.

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Indépendamment des raids aériens menés par l’Arabie saoudite depuis le 26 mars, des affrontements opposent dans plusieurs régions du Yémen les rebelles chiites Houthis, soutenus par l’Iran, à des combattants de comités populaires (supplétifs de l’armée fidèles au président Abd Rabbo Mansour Hadi en exil à Ryad).

Au moins 19 Houthis et 15 membres des comités populaires ont été tués dans les combats à Dhaleh, a déclaré à l’AFP un responsable provincial qui a requis l’anonymat.

Les combats se sont déroulés sur les principales avenues de la ville, située au nord d’Aden, et les belligérants ont utilisé des armes lourdes, a-t-il ajouté.

Des combats de rue ont eu lieu à Dhaleh après l’arrivée d’importants renforts des Houthis en provenance d’Ibb, plus au nord, a indiqué un autre responsable provincial.

A Zinjibar, capitale de la province d’Abyane, à l’est d’Aden, des membres des comités populaires assiègent depuis dimanche soir la Brigade 115 de l’armée, fidèle à l’ex-président Ali Abdallah Saleh, allié aux Houthis, selon des partisans de M. Hadi.

Ces derniers ont pris tard dimanche, avec l’appui d’hommes armés des tribus, le contrôle de la localité de Doufes, sur la route reliant Zinjibar à Aden, pour empêcher l’arrivée de renforts à la Brigade 115.

Les combats autour de Doufes ont fait deux morts parmi les supplétifs de l’armée et cinq parmi les Houthis, selon des sources médicales.

A Aden même, des rebelles Houthis ont fait leur réapparition dans le secteur du palais présidentiel, dans le quartier de Crater, qu’ils avaient évacué vendredi après l’avoir conquis la veille.

Un haut responsable provincial a expliqué leur retour par le fait que les comités populaires n’ont pas établi de présence permanente dans le palais.

Les Houthis disposent d’une vingtaine de tireurs embusqués dans le secteur, a-t-il précisé.

La capitale Sanaa a vécu sa nuit la plus calme depuis le début de l’opération aérienne de la coalition conduite par l’Arabie saoudite il y a douze jours, a indiqué un correspondant de l’AFP.

Selon des témoins, un seul raid aérien a visé à l’aube, au nord de la ville, une position de la Garde républicaine, fidèle à l’ex-président Saleh qui a pris fait et cause pour les Houthis.

Enfin, le parti islamiste sunnite al-Islah, qui a annoncé ce week-end son soutien aux frappes aériennes menées par Ryad, a fait état de l’arrestation par les Houthis de plus d’une centaine de ses membres à Sanaa et dans d’autres villes du Yémen, dont des cadres.

Dans un communiqué publié dimanche, il a rendu les Houthis responsables du sort de ses militants.

(©AFP)

 

Source:  afriqueinside.com

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