Syrie : l’offense gouvernementale coûte cher aux rebelles de la Gouta Orientale

La crise dans la Ghouta Orientale est une crise multiséculaire connaissant des temps morts et des temps d’extrême violence.  Les combats avaient repris dans cette zone depuis maintenant 15 jours faisant plusieurs morts parmi la population civile et des déplacements massifs.  Le dimanche dernier, le régime syrien annonce avoir repris beaucoup de zones tombées jusqu’alors entre les mains des rebelles.

L’Observatoire syrien des Droits de l’Homme fit savoir le dimanche 4 mars 2018 l’avancement du régime syrien dans plusieurs zones contrôlées par les rebelles. Cela fait suite à plusieurs jours de combats au sol contre ces insurgés. Le régime syrien contrôle désormais « Plus de 25 % de l’enclave rebelle» affirme OSDH. Cette opération de reconquête se passe dans une zone principalement agricole, c’est-à-dire rurale.

La volonté de Bachar Al-Assad, président syrien, a toujours été la reconquête de cette zone devenue un QG pour les insurgés. La Ghouta Orientale est devenue un fief rebelle avec plus de  400 000 civils assiégés. Par ailleurs, Moscou s’allie derrière le président syrien  dans sa volonté de reconquête  de cette zone où les violences deviennent de plus en plus rudes avec plus de 650 civils tués en quinze jours de combats.

La Ghouta Orientale vit une crise humanitaire sans précédent. C’est dans cette mesure qu’une trêve d’un mois avait été envisagée par l’ONU, mais sans succès. À la suite de cela, Poutine recommande une trêve de 5 heures par jours afin de permettre l’acheminement des aides humanitaires et faire sortir des civils à travers des « couloirs humanitaires ». Toutes ces tentatives furent des échecs.

La crise syrienne inquiète énormément les organisations humanitaires de part et d’autre le monde. Cette situation que vit la population de la Ghouta Orientale constitue une violation grave des droits de l’homme. Ces crises dans le monde méritent des réflexions approfondies afin de retrouver un monde de « paix perpétuelle » dans lequel il serait bon à vivre. Une fois la paix acquise, nous pourrons espérer sur le développement des nations.

Fousseni TOGOLA

Source: Le Pays-Mali

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