Pour plus d’efficacité en Afrique subsaharienne : La banque mondiale scinde le poste de vice-président

Le portefeuille régional de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne compte désormais deux vice-présidences, qui seront chargées respectivement de l’Afrique de l’Ouest et centrale, et de l’Afrique de l’Est et australe. Cette nouvelle configuration, annoncée au début de l’année 2020, a pris effet le jeudi 2 juillet à Washington, siège de l’institution.

 

Le Mauritanien, Ousmane Diagana, est nommé vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et centrale. «C’est pour moi un honneur de diriger l’action de la Banque mondiale en Afrique de l’Ouest et centrale, avec le souci de l’innovation, du résultat et de la transformation», s’est-il réjoui, après sa prise de service. Il a ajouté que cela permettra de trouver des solutions aux problèmes de développement actuels du continent. Entré à la Banque mondiale en 1992, Ousmane Diagana devra diriger les activités stratégiques, analytiques, opérationnelles et intellectuelles menées par la Banque dans cette région.

Par le passé, il a occupé divers postes techniques et de direction au sein de l’institution, dont celui de directeur des opérations pour le Mali, le Niger, le Tchad et la Guinée, ainsi que pour la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, la Guinée, le Bénin et le Togo. Dans le cadre de ses fonctions, il s’est consacré aux pays en situation fragile, en proie au conflit et à la violence. Seul vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique depuis 2018, le Franco-égyptien Hafez Ghanem prend la vice-présidence pour l’Afrique de l’Est et australe.

Il a réitéré sa détermination à aider nos populations à sortir de la misère. «L’engagement de la Banque mondiale en Afrique croît de jour en jour, et je me réjouis de travailler aux côtés d’Ousmane Diagana pour apporter encore plus de ressources aux populations qui en ont le plus besoin», a déclaré Hafez Ghanem. Dans ses missions précédentes, Hafez Ghanem Hafez a mis l’accent sur le renforcement de la résilience au changement climatique et promu l’intégration régionale.

Sa vision pour le continent africain a accordé une large place à l’intensification de l’aide en faveur des États fragilisés par les conflits, à la promotion de l’égalité des sexes et au développement d’opportunités économiques pour les jeunes. Ces nominations interviennent au moment où l’institution de Bretton Woods cherche à renforcer la réalisation de son programme d’activités en Afrique. Elles s’inscrivent dans la continuité des efforts déployés par le Groupe de la Banque mondiale pour aligner en permanence ses ressources sur les domaines prioritaires. L’objectif étant de mettre davantage l’accent sur des opérations régionales capables de mieux concrétiser les avancées transformatrices que l’Afrique peut accomplir.

Cette année par exemple, la Banque mondiale devrait allouer environ 50 milliards de dollars (plus de 27.500 milliards de Fcfa) à 48 pays africains.

Ce montant, beaucoup plus élevé que celui alloué aux autres régions, représente environ le tiers du portefeuille entier de l’institution de financement du développement. Il a également été multiplié par deux en dix ans.
Les projets et programmes financés par la Banque mondiale en Afrique subsaharienne s’attachent notamment à soutenir l’agriculture, le commerce et les transports, l’énergie, l’éducation et la santé, ainsi que le secteur de l’eau et de l’assainissement.

Lassana NASSOKO

Source : L’ESSOR

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