L’OTAN recommande aux forces afghanes une stratégie plus offensive

L’Otan souhaite que les soldats afghans passent moins de temps à des postes de contrôle et plus de temps à attaquer les taliban, un changement de stratégie par lequel la coalition espère contrer une insurrection qui se renforce.

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Avec la fin de la mission de combat de l’Otan en Afghanistan, seuls quelques milliers de soldats étrangers restent stationnés dans le pays et il revient donc à l’armée et la police afghane de restaurer la stabilité. L’alliance militaire cherche à optimiser les ressources disponibles.

Les milliers de postes de contrôle faiblement défendus des routes et des villes du pays sont la cible numéro un de l’Otan, qui veut réduire leur usage avant l’été prochain, où une intensification des combats avec les talibans est attendue.

“Ils ont beaucoup trop de soldats aux postes de contrôle”, a dit le général Wilson Shoffner, porte-parole pour la mission d’entraînement de l’Otan Resolute Support.

“Un vieux dicton militaire veut que, si l’on défend partout, on ne défend nulle part, et c’est très vrai en ce qui les concerne (les forces de sécurité afghanes).”

L’idée commence à être suivie. La semaine dernière, des bataillons armés ont abandonné leurs avant-postes dans certains des endroits les plus contestés de la province du Helmand, ce qui devrait leur permettre de participer aux attaques contre les bastions des insurgés, estiment les autorités.

RESSOURCES LIMITÉES

“Nous avons décidé d’enlever à nos troupes leur rôle défensif et de les préparer à un rôle agressif dans l’année qui vient”, a dit le général Ali Murad, commandant des forces terrestres de l’armée afghane.

“Nous leur prodiguons un entraînement sérieux et de meilleurs équipements afin de les préparer à une offensive au printemps”, a-t-il ajouté.

Il sera cependant difficile de transformer les postes de contrôle en unités offensives dans tout le pays, des ressources limitées rendant difficiles les opérations mobiles.

Au sud de Kaboul, l’armée afghane contrôle plusieurs postes dans les cols de montagne reliant la capitale au district de Logar. Plus de 500 des 600 militaires affectés à cette région sont affectés à des barrages, selon le lieutenant colonel Mohammed Reya Khuram.

Ces postes défensifs ne sont pas toujours une mauvaise chose, nuance le général de division Abdul Nasir Ziaee. Soulignant qu’il y a souvent deux groupes à chaque site, l’un qui patrouille pour la “sécurité” et l’autre qui répond aux attaques.

Mais les récents événements tendent à montrer que la stratégie de défense fixe n’est pas payante.

Sept soldats et 15 policiers ont été tués ce mois-ci dans l’attaque d’un poste de contrôle dans le district du Helmand.

Les combattants taliban sont plus actifs que jamais depuis la chute de leur régime en 2001, estiment des experts occidentaux, ce qui souligne d’autant plus la nécessité d’une contre-offensive.

Selon l’armée américaine, les forces gouvernementales afghanes, qui comptent plus de 300.000 militaires et policiers, ne maîtrisent que 70% du pays.

(Julie Carriat pour le service français, édité par Danielle Rouquié)

Source: yahoo

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