A la Une: François Hollande en visite officielle aux Etats-Unis

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François Hollande et Barack Obama signent une tribune commune dans le journal Le Monde et dans le Washington Post, avec ce titre : « la France et les Etats-Unis jouissent d’une alliance renouvelée ». « Il y a dix ans à peine, peu nombreux étaient ceux qui pensaient que nos deux pays allaient travailler ensemble aussi étroitement dans tant de domaines », écrivent les deux présidents de concert. « C’est précisément parce que nos intérêts et nos valeurs sont si proches que nous avons été en mesure de faire franchir un nouveau cap à notre alliance », écrivent-ils, tout en rappelant « l’amitié de plus de deux siècles » qui lie les deux pays.

Un partenariat fort sur l’Afrique

Les deux dirigeants partagent les mêmes positions sur le nucléaire iranien et sur la Syrie. Mais « plus qu’ailleurs, c’est peut-être en Afrique que notre nouveau partenariat trouve son expression la plus visible », écrivent Barack Obama et François Hollande. Un partenariat qui s’est concrétisé avec l’intervention française au Mali et l’aide américaine en matière de logistique et de renseignement, une coopération qui se poursuit  dans le Sahel pour lutter contre al-Qaïda, et en République centrafricaine avec l’appui des ponts aériens. Un soutien « du Sénégal à la Somalie » pour aider les troupes locales à assurer leur sécurité. Soutien aussi à l’agriculture, et à la santé, citant le Fonds mondial de lutte contre le sida. Autre chapitre, les échanges commerciaux entre la France et les Etats-Unis. Enfin, le changement climatique, et un appel aux pays pour trouver un accord mondial sur la réduction des gaz à effet de serre, alors que Paris doit accueillir l’an prochain la Conférence climat.

Pourquoi « Obama aime la France »

Il s’agit de la première visite d’État d’un président français aux États-Unis depuis celle de Jacques Chirac en 1996. Le site Politico explique « pourquoi Obama aime la France », même si mardi il sera aussi question dans les tabloïds de la vie sentimentale de François Hollande. Le temps où le nom des frites avait été changé en « freedom fries » au lieu de « French fries », suite à la position française contre l’intervention américaine en Irak, est bien révolu, explique Politico. Sur le nucléaire iranien, la France a même été plus dure que les États-Unis, ce qui a évité aux négociateurs américains d’avoir à formuler eux-mêmes ces exigences. Mais Obama est plus un opportuniste qu’un réel francophile, analyse Politico. Le rapprochement est essentiellement tactique et conforte Obama sur les principaux dossiers liés à la sécurité.

A Carthagène en Colombie se tient l’alliance du Pacifique qui regroupe quatre pays de la région

Il s’agit d’une alliance créée en avril 2011 entre le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou, pour tenter de mettre en œuvre une libre circulation des biens, des personnes et des capitaux et se tourner vers les marchés de l’Asie-Pacifique. Les quatre  représentent un PIB de 2 milliards de dollars pour 200 millions d’habitants, souligne El Espectador. Ils doivent signer aujourd’hui un accord commercial qui va diminuer les droits de douane et progressivement les éliminer, explique El Tiempo. Mais, tempère l’éditorialiste, il faut expliquer clairement aux citoyens en quoi consistent ces accords pour qu’ils ne se sentent pas lésés, comme le craignent les agriculteurs colombiens qui eux, ont manifesté leur colère.

Au Mexique, les autodéfenses ont réalisé une première opération sous la protection de la police fédérale et de l’armée

Après l’accord passé entre l’Etat et les groupes d’autodéfense, quelque 200 camionnettes et des centaines d’autodéfenses ont investi le centre-ville d’Apatzingán, le principal bastion du groupe criminel organisé « les Chevaliers Templiers », écrit La Jornada. Certains pensaient qu’il s’agissait là d’un acte de désobéissance des autodéfenses contre les forces de l’Etat, rapporte Milenio. Non, a rétorqué le nouveau porte-parole des autodéfenses, Estanislao Beltran, souligne Milenio. Il s’agissait selon lui d’une opération de force qui n’a duré qu’une demi-heure, pour montrer que les Templiers ne sont pas les maîtres des lieux et « rassurer la population ».

Une opération de police dans cette même ville a mis la main sur des modèles récents de véhicules, écrit Milenio, des objets tels que des tuniques blanches avec la croix des Templiers, des armes utilisées par les forces armées, et dans un autre immeuble, des restes de produits servant à la fabrication du « Cristal », une drogue de synthèse de type métamphétamine.

rfi

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