La Cour suprême israélienne ordonne la démolition d’une colonie illégale en Cisjordanie

La Cour suprême israélienne a ordonné ce jeudi la démolition d’ici 2016 de la colonie illégale d’Amona, implantée en Cisjordanie. Ses habitants devront se reloger ailleurs dans les deux années qui viennent.

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Alors que la décision de démantèlement avait déjà été prise il y a 10 ans, la Cour suprême israélienne vient d’ordonner officiellement la démolition et l’évacuation définitive, avant la fin de l’année 2016, de la colonie sauvage d’Amona, située près de Ramallah en Cisjordanie. Construite illégalement sur des terres palestiniennes dès 1997, cette colonie implantée sur une colline à proximité de celle d’Ofrah, au nord de Jérusalem, est essentiellement peuplée de juifs orthodoxes. Le nombre de colons est estimé entre 200 et 300 personnes.

Selon les termes décidés par la plus haute instance juridique d’Israël, l’Etat hébreu “doit mettre en oeuvre l’ordre de démolition de toutes les structures, comme il s’y était engagé”. La mesure stipule également que les 50 familles, établies sur place, devront trouver un moyen de se reloger ailleurs dans les deux prochaines années. Symbole des colonies juives illégales de Cisjordanie, Amona avait déjà été partiellement évacuée en février 2006, sur ordre du Premier-ministre de l’époque Ehud Olmert, qui assurait l’intérim au pouvoir après l’attaque cérébrale dont avait été victime son prédécesseur Ariel Sharon, un mois plus tôt. Cette évacuation avait été le théâtre de violents affrontements entre les colons et les forces de l’ordres venues les déloger (voir ci-dessous). Environ 250 personnes avaient été blessées. Le démantèlement n’avait toutefois pas été mené à terme et restait en suspens jusqu’à aujourd’hui.

Par ailleurs, la Cour suprême a tenu à rappeler que plusieurs affaires, concernant l’acquisition illégale de ces terrains, étaient encore examinées par les tribunaux israéliens afin d’indemniser dans un futur proche les anciens propriétaires, chassés de leurs terres. En juin dernier, un tribunal avait décidé pour la première fois de verser des indemnités à six Palestiniens, dont les propriétés situées sur l’emplacement de la colonie d’Amona, avait été expropriées. Les intéressés étaient représentés par l’avocat Michael Sfard, qui avait été mandaté par l’ONG israélienne Yesh Din, qui s’applique à défendre les droits de l’homme en territoires occupés.

Pour rappel, les colonies implantées sans l’aval du gouvernement sont considérées aujourd’hui comme illégales par Israël, tandis que la totalité des implantations, autorisées ou non, ne sont pas reconnues par la communauté internationale.

Source: itele.fr

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