France: Sibeth Ndiaye blessée par une remarque sur son look à l’Elysée

Sibeth Ndiaye, la jeune conseillère en communication du président Macron s’est sentie blessée en raison d’une remarque faite sur son look. La franco-sénégalaise s’est confiée à la journaliste Candice Nedelec, auteure de Parce qu’elles viennent de loin, paru le 2 mai aux éditions Fayard.

 

Sibeth Ndiaye explique qu’elle a subi à plusieurs reprises des remarques sexistes et racistes dès son arrivée en France.

Elle essuie depuis sa nomination un lot de critiques racistes sur son style vestimentaire et sa manière de se coiffer. Cheveux crépus, robes fleuries… Tout est devenu matière à juger l’ancienne conseillère en communication du président de la République. Plus récemment, le prénom de ses trois enfants, Youmali, Ingissolyn et Djimane, ont été la cible de vives attaques.

Mais, la jeune mère de trois enfants est déterminée à s’assumer et à transmettre cette éducation à ses trois enfants (deux jumelles âgées de 9 ans et un garçon de 6 ans). Elle souhaite d’ailleurs qu’ils puissent honorer leurs origines en y restant fidèles.

Pour Sibeth Ndiaye ce look est « une revendication » et elle n’a pas peur de le dire. N’en déplaise à ses détracteurs, cette mère de famille reconnait très bien sa valeur et elle préfère ignorer les critiques sur ses tenues ou ses cheveux crépus

Toutefois Sibeth Ndiaye n’a pas que des détracteurs, elle a aussi des admirateurs, des personnes qui aiment bien son look. Un jour, une petite main lui lance :« C’est joli, tes rastas, ça fait vraiment africaine !  », se souvient-elle.

Fille d’un député et d’une mère deuxième juge du pays, Sibeth Ndiaye est née le 13 décembre 1979 à Dakar au Sénégal. Elle arrive en France à l’âge de 15 ans. Une nouvelle vie embrassée en France qui n’a pas été un long fleuve tranquille et qu’elle raconte à l’auteure de Parce qu’elles viennent de loin : « Avant d’arriver en France, je ne m’étais jamais interrogée sur la couleur de ma peau. Je ne l’avais même jamais regardée (…) En France, j’ai compris que je n’étais pas comme les autres. Parce que j’étais noire  », confie-t-elle.

Afrikmag

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