Etats-Unis: Les miliciens encerclés par le FBI se sont rendus

Plusieurs dizaines de militants anti-gouvernement lourdement armés campaient dans cette réserve naturelle de l’Oregon depuis le 2 janvier…

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Les derniers militants retranchés dans un parc naturel de l’Oregon se sont rendus jeudi, marquant la fin de plus d’un mois d’occupation par un mouvement armé opposé au gouvernement fédéral.

 Pourquoi les miliciens défient le gouvernement américain

« Personne n’a été blessé, aucun coup de feu n’a été tiré » pendant l’évacuation, s’est félicitée la police fédérale. Un militant avait perdu la vie au cours du conflit long de 41 jours entre les autorités et les occupants.

Coiffés de chapeaux de cow-boys pour certains, en tenue militaire pour d’autres, plusieurs dizaines de militants anti-gouvernement lourdement armés campaient dans cette réserve naturelle depuis le 2 janvier.

Ils dénoncent les conditions imposées aux éleveurs

Invoquant par moments la Constitution ou la Bible, ils réclamaient notamment la restitution de terres fédérales « au peuple » et dénonçaient des conditions de plus en plus contraignantes imposées aux éleveurs.

Leur mouvement avait commencé pour soutenir deux éleveurs locaux, Dwight et Stephen Hammond, condamnés à la prison pour avoir mis le feu à des terres fédérales. Ceux-ci se sont rendus début janvier, purgent leur peine et se sont désolidarisés du mouvement.

Un manifestant tué

L’un des manifestants, LaVoy Finicum, a été tué par la police au cours de l’opération alors que, selon les forces de l’ordre, il refusait d’obtempérer et aurait approché ses mains d’une poche où se trouvait une arme chargée.

​« L’occupation du parc Malheur a été longue et traumatique (…). L’heure de la réconciliation est venue entre voisins et amis, afin de permettre à la vie de retrouver son cours normal », a déclaré le procureur fédéral de l’Oregon, Billy Williams.

Evaluer les dégâts

Il va falloir à présent « évaluer les dégâts infligés au parc et aux objets tribaux » qui y étaient conservés, a-t-il poursuivi.

Les occupants sont notamment accusés d’avoir détruit des clôtures, tenté de créer une route alternative autour du parc, fouillé dans des documents fédéraux du siège du parc. Le parc est resté fermé pendant toute la durée du mouvement et va le rester encore « plusieurs semaines ».

La police veut vérifier qu’il n’y a plus de militants ou d’explosifs qui seraient cachés, puis « collecter des preuves liées à de possibles délits commis pendant l’occupation ».

Source: 20minutes

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