AIDE HUMANITAIRE : Les vrais faux chiffres d’OCHA

L’aide humanitaire de ces dernières années est de plus en plus pervertie par une race d’humanitaires qui excelle dans la manipulation des chiffres et le détournement des vivres et autres intrants destinés aux victimes du sempiternel conflit malien. Chaque mois l’organe de coordination du système des Nations Unies et des autres ONG (OCHA) dresse un bilan de la situation humanitaire et chaque mois, la situation est plus alarmante que les fois précédentes. Face au constat flagrant du détournement de l’aide humanitaire observée sur le terrain, on est en droit de douter de ce tableau que nous offre OCHA.

En 2012, un Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA) a établi une présence permanente au Mali en réponse, selon eux, à la crise engendrée par le conflit dans le nord du pays. Sur cette crise, comme partout où elle opère, cette organisation produit des rapports. Dans son dernier rapport, mise à jour le 25 juillet dernier, elle déclare une série de faits accompagné d’un festival de chiffre alarmant. D’où OCHA tient-elle s’est chiffre? Pour ce qui nous a été donné de comprendre, cette organisation ferait de la manipulation des chiffres et ne posséderait pas de capacité pour recouvrir toutes les zones où elle déclare intervenir ou obtenir des données. Alors comment procède-t-elle ? En complicité avec certains organismes et ongs gouvernementales, elle gonfle les chiffres et déclare critiques des situations qui pourtant ne le sont pas ou beaucoup moins que prétendue. Du coup, ceci fera mordre les bailleurs à l’hameçon qui font pleuvoir des sommes faramineuses. Exemple tout simple : les autorités maliennes déclarent que 548 644 personnes sont en insécurité alimentaire et nutritionnelle sévère, tout d’un coup OCHA fait un arrondi et déclare les statistiques à 550 000 personnes soit un écart de près de 1500 personnes. Alors allant du simple fait que le chiffre évoqué par les autorités maliennes même seraient erronés, pour qui connait les conditions de travail dans lesquelles sont collectées les données et sont élaborées les statistiques, à combien pourrait être évalué cet écart? En effet, si les chiffres sont gonflés pour alimenter le circuit frauduleux d’agents d’ONG et de l’Etat, il est plus qu’important de stopper ce marché de dupes ou les plus grands perdants sont les personnes vulnérables à laquelle l’aide ne parvient qu’à moitié et l’honneur du Mali.
Source : Le Hoggar

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