4 morts dont 2 policiers dans des heurts dans l’est chiite

Deux Saoudiens, recherchés pour leur implication dans des troubles dans l’est du royaume, et deux policiers ont été tués jeudi dans un accrochage dans cette région à majorité chiite, a annoncé le ministère de l’Intérieur.

saoudienne chez fleuriste ryad

L’accrochage a eu lieu à Awamiya, une localité à la pointe de la contestation contre les autorités dans la province orientale, a ajouté le porte-parole du ministère dans un communiqué cité par l’agence officielle SPA.

Les forces de sécurité, qui tentaient d’arrêter des fauteurs de troubles armés, recherchés par les autorités, ont été la cible de tirs nourris et ont dû riposter aux sources des tirs, a-t-il expliqué.

L’accrochage s’est soldé par la mort de deux personnes recherchées, Hussein Ali Al-Faraj et Ali Ahmed al-Faraj, et de deux policiers, a ajouté le porte-parole, indiquant que deux autres policiers ont été blessés et hospitalisés.

Awamiya continue de connaître des troubles malgré la fin des manifestations à grande échelle qui avaient éclaté en mars 2011 dans la région orientale, dans la foulée du Printemps arabe.

A la mi-janvier, l’ambassade américaine à Ryad avait conseillé à ses ressortissants d’éviter de se rendre à Awamiya, après une attaque contre deux diplomates allemands, qui avaient échappé à des tirs d’armes mais dont la voiture avait été incendiée.

Les manifestations dans la province Orientale, où se concentre la majorité des quelque deux millions de chiites du royaume, avaient éclaté simultanément avec le début il y a trois ans du mouvement de contestation à Bahreïn, pays voisin où la majorité chiite réclame une monarchie constitutionnelle.

Elles ont pris une tournure violente en 2012 et les heurts entre la police et les manifestants ont fait jusqu’à ce jour 24 morts, dont au moins quatre policiers, selon des activistes saoudiens.

En outre, sur les quelque 952 personnes interpellées depuis 2011 pour implication dans les troubles dans la province Orientale, 217 sont toujours en état d’arrestation, ont ajouté les activistes.

Les manifestations s’étaient intensifiées après l’arrestation le 8 juillet 2012 de cheikh Nimr al-Nimr, considéré comme le principal initiateur des manifestations.

Mais la tension était retombée en août 2102 lorsque sept principaux dignitaires chiites de Qatif avaient annoncé accueillir favorablement l’appel du roi Abdallah à la création d’un centre de dialogue interconfessionnel entre sunnites et chiites.

source : afp

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