Edito : Plus droit à l’erreur !

Après l’atelier de validation des termes de référence le week-end par plus de 500 participants, c’est demain jeudi 10 septembre 2020 que s’ouvrent les travaux des concertations nationales autour de la transition. Ensemble nous devrions choisir les organes de la transition politique à venir, sa durée ou encore la répartition des postes entre civils et militaires. Nous n’avons plus droit à l’erreur. De ce fait, nous devrions saisir cette occasion de la période transitoire pour bâtir un Mali nouveau. Pour ce faire, nous devrions faire chacun notre propre mea-culpa, changer nos mauvais comportements et mettre le Mali (embourbé dans un complot international) au-dessus de nos propres considérations personnelles, partisanes et de nos tubes digestifs.

Il est venu le temps pour que tous les Maliens mettent de côté leurs  divergences pour se retrouver au nom de ce beau pays. Seul le sursaut national peut sauver le Mali là où nous sommes. Eh oui ! Au stade actuel de la situation, seule l’union des cœurs et des esprits de l’ensemble des Maliens peut sauver le pays.  Nous devrions saisir cette période transitoire pour jeter les bases d’un Mali nouveau. Il est temps pour nous, Maliens, de nous donner la main pour mettre sur pied notre pays.

Le temps du sursaut national est venu, comme le stipule notre hymne national, pour sauver  notre pays du désastre. Pour la réussite de la transition, nous devrions élaborer une feuille de route comportant des réformes institutionnelles majeures et très fortes (pour la 4ème République), l’audit du fichier électorale afin d’organiser des élections crédibles et transparentes. Nous devrions également choisir des gens légitimes pour la conduire. Car la survie du Mali dépendra impérativement de la réussite de cette transition, où il nous faut nécessairement des réformes profondes.

De 1960 à 2020, nous alignons échec sur échec quant à la gestion de ce pays. Ça suffit, saisissons cette phase transitoire pour sauver ce pays qui nous a tout donné. Nous n’avons plus droit à l’erreur.

Aliou Touré

Source: le democratre Mali

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