En un mot : Vous avez dit accord ?

L’accord pour la paix et la réconciliation s’impose dans le débat à l’occasion du 2e anniversaire de sa signature.

aliou dramane kone journaliste editorialiste president maison presse indicateur renouveau

L’espoir suscité par la signature de l’accord le 15 mai 2015 s’est envolé et le scepticisme a gagné du terrain. La mise en œuvre de l’accord, qui devait être soutenue par la communauté internationale, est entravée par de nombreux dysfonctionnements.

Face à des signataires qui refusent de reconnaître l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, la médiation internationale joue la politique de l’autruche. Kidal est toujours une zone de non-droit où  les ex-rebelles et les terroristes imposent leur volonté. Nommé officiellement, le gouverneur de la 8e région administrative du Mali est confiné dans le camp de la Minusma où il gère par procuration les affaires.

Le blocus de l’Adrar des Ifoghas est la preuve irréfutable du manque de volonté d’aller vers l’abdication des groupes armés. Malgré la signature de l’accord, censé mettre fin au conflit, la CMA, principal signataire, mène au quotidien une diplomatie parallèle qui s’apparente à la provocation et le gouvernement est réduit à un rôle de spectateur. Bon ou mauvais accord ? Les interrogations demeurent 24 mois après sur les intentions réelles des ex-rebelles et sur l’arbitrage équitable de la communauté internationale.

DAK

 

Source: L’Indicateur du Renouveau

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *