En un mot : Où est le procureur général ?

« Je ne peux pas accepter que des voleurs de moutons soient jetés en prison et que ceux qui ont commis des massacres, des viols soient libérés parce qu’ils ont la peau blanche. Personne d’entre eux ne sera libéré. Nul n’a le droit de les libérer ! Nul ne les libèrera ! » Ces propos, tenus par le procureur général près la Cour d’appel de Bamako en 2013, le rattrapent aujourd’hui avec la libération de 4 jihadistes la semaine dernière contre celle du dernier otage français.

daniel tessougué procureur general avocat juge magistrat cour appel

Il avait juré que « tant que je resterai procureur général, ces combattants-là ne seront pas libérés ! ». Daniel Tessougué avait même déclaré que « si le président Dioncounda Traoré annule les mandats d’arrêt contre les leaders du MNLA, il sera coupable de haute trahison ».

Le pauvre qui doit être actuellement très malheureux et qui est plongé depuis dans un mutisme, a sans nul doute compris que la critique facile ne sied pas à tous les postes et que désormais les Maliens le regardent d’un autre œil, pour ne pas dire qu’il cesse d’être le héros qu’il avait failli être. La faute à la raison d’Etat.

DAK

SOURCE: L’Indicateur du Renouveau  du   15 déc 2014.
Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.