En un mot : Même mort, Moussa divise

Chef de l’Etat du 19 novembre 1968 au 26 mars 1991, le général Moussa Traoré a tiré sa révérence mardi dernier. Si le président Alpha Oumar Konaré a commué sa peine de mort en prison à vie, le 21 septembre 1999, avant de le gracier en mai 2002, Tarata Balla (Moussa des mardis), comme l’appelait un de ses frères d’armes, a été réhabilité au fil du temps et était même devenu un Sage de la République.

Mais, à côté du concert d’éloges qui a suivi l’annonce de sa disparition, de très nombreux Maliens continuent de décrier le règne du 2e président de la République du Mali, qui a dirigé le pays d’une main de fer 23 ans durant. Il réprimait dans le sang toute opposition civile ou militaire.

Outre sa responsabilité indiscutable dans la répression sanglante des événements de janvier-mars 1991 (plus de 300 manifestants sont tués), il est présumé coupable de la mort du père de l’indépendance, Modibo Kéita, qu’il a renversé, de ses compagnons d’armes Yoro Diakité, Diby Silas Diarra, Kissima Doukara, Tiécoro Bagayoko… dans les années 1970 et surtout d’Abdoul Karim Camara dit Cabral, leader estudiantin (25 ans, étudiant finaliste à l’EN Sup, espoir de sa mère), le 17 mai 1980, pour faits de grève.

C’est à cet homme que la junte réserve ce vendredi des funérailles grandioses. Cela révolte des Maliens qui rappellent que GMT ne devrait plus jouir du droit aux honneurs dus aux anciens présidents eu égard à sa condamnation à mort pour les crimes de sang commis en 1991, qu’aucune grâce présidentielle ne saurait effacer….Lire la suite sur Aumali

DAK 

Source : L’indicateur du Renouveau.
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