En un mot : Des gouverneurs éphémères

Dans le Nord et le Centre du pays, l’autorité de l’Etat est constamment mise à rude à preuve à cause de l’insécurité. Désormais, l’Etat, notamment ses représentants, préfets et gouverneurs, sont désavoués à visage découvert par les populations. A Mopti, Taoudéni, Gao et Kidal, il est difficile pour un gouverneur de résister à la volonté d’une partie de la population. Dans ces régions, il faut avoir de la pédagogie pour gouverner.

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A Mopti, le gouverneur, le colonel Sidiki Samaké, muté à Gao, a eu maille à partir avec la population sur l’interdiction des engins à deux roues. Dans la 7e région, il remplace Seydou Traoré qui faisait face à une forte contestation ces dernières semaines. Idem dans la nouvelle région de Taoudéni où, à peine installé, le premier gouverneur, Abdoulaye Alkaly, a été relevé à cause de la fronde d’une communauté.

À Kidal, la nomination de Sidi Mohamed Ag Ichrach a été longuement contestée par la CMA qui contrôle la région. La raison est toute simple : son prédécesseur était le choix des groupes armés. Il a fallu un long processus de négociation pour qu’il foule ce mercredi le sol de la 8e région qu’il est censé administrer.

Le degré d’estime et de légitimité des gouverneurs nommés par l’Etat central dans ces zones dépend des gouvernés. Dans un tel climat, l’autorité de l’Etat sera toujours défiée en toute impunité.

DAK

 

L’Indicateur du Renouveau

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