En un mot : Au bout du compte, personne n’est content…

Il y a un, le 20 juin 2015, la Coalition des mouvements de l’Azawad (CMA) composé du MNLA et du HCUA, parachevait  la signature  de l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger, 35 jours après la Plateforme et le gouvernement. Aujourd’hui, on est loin du compte puisqu’aucune partie ne semble contente à l’occasion de ce premier anniversaire. « Depuis sa signature, il y a un an, l’accord n’a rien changé. Ils font des réunions, mais nous, on ne voit rien de concret »  dénonce Hadji Wallet Mohamed du camp de réfugiés de Goudoubo, Le 10 juin dernier, le général Gomart, chef d’État-major de la Minusma, a énuméré les nombreuses pertes humaines de la plus meurtrière des missions onusiennes en plus de la montée en flèche des cas de violation des droits de l’homme : 96 affaires « avec au moins 131 victimes identifiées » depuis fin mars, soit presque trois fois plus que lors de la période précédente.

Dramane Aliou Koné journaliste president maison presse journal

 

Les groupes armés disent qu’ils n’ont pas confiance dans le gouvernement. Et en privé, les responsables du gouvernement estiment que les ex-rebelles  sont de mauvaise foi et ne veulent pas enlever leurs check-points. De son côté, l’opposition,  par la voix de Tiébilé Dramé,  retient que « le processus de sortie de crise s’est ensablé ».  A la majorité, on n’est pas plus enthousiaste. Pour sa part, l’ex-Premier ministre Moussa Mara et président du parti Yelema, juge que la mise en œuvre de l’accord est « un processus laborieux et difficile. Les Maliens, dans leur majorité,  ne comprennent pas dans quelle direction nous évoluons et sont dubitatifs ». Et l’ex-opposant et nouvel allié d’IBK, Amadou Koita, de souhaiter  que « la médiation et les partenaires du Mali incitent les parties signataires de l’accord à progresser dans la mise en œuvre à un rythme accru des engagements pris ». Il  ne reste donc que de souhaiter, comme a espéré samedi le ministre algérien des Affaires étrangères, à la signature d’un accord pour la mise en place des autorités intérimaires, « un nouveau départ ». Le président de la République a  promis de tout faire pour « maintenir l’espoir d’optimisme et la confiance ». On en a besoin.

DAK

Source : L’Indicateur du Renouveau

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