Editorial : La journée internationale de la femme : entre lutte et défis

La journée internationale de la femme avançait, elle se  préparait tout comme l’époux prépare sa noce, enfin…elle arriva à la grande joie de toutes les femmes de divers horizons. Cette journée tant attendue fut célébrée, le jeudi  8 mars, où les femmes du Mali à l’instar de celles  du reste du  monde ont fêté. Elles sont montées sur des tribunes pour réclamer leurs droits et exprimer leurs souhaits ayant trait à l’égalité.

Le 8 mars fut un long parcours, une lutte inéluctable, voire une marche sans arrêt de la femme  vers son indépendance. Déjà au XXème siècle, l’une des premières luttes logiques des femmes avait trait à de meilleures conditions de travail, mais aussi et surtout, cette lutte avait été l’occasion pour les femmes de clamer le droit à l’égalité entre l’homme et la femme principalement dans les postes de responsabilités politiques et administratives. Le droit de vote a aussi été, une lutte engagée des femmes, tout comme la lutte ouvrière.

L’engagement des femmes à mettre tout en œuvre pour bénéficier de leurs droits, fait aujourd’hui de la Journée du 8 Mars, une fête plus que jamais traditionnelle à travers le monde. A l’occasion de cette fête, les associations de femmes ainsi que des militantes de la cause féminine organisent  des manifestations pour fêter leurs victoires tout en faisant entendre leurs voix  à travers des grands rendez-vous : conférences, colloques, forums, ateliers, séminaires, entre autres.

A l’issu des  différents combats qu’elles n’ont jamais cessé de mener, on peut dire que les femmes sont parvenues à faire entendre leurs voix à plusieurs niveaux : responsabilité, droit de vote, égalité dans l’attribution des postes législatifs et administratifs etc.

Au Mali, les hommes ne restent pas en marge de cette journée consacrée aux reines. Sur les réseaux sociaux, on peut voir certains hommes exposer  leurs photos en pleine cuisine ou encore portant un bébé au dos. Ces faits qui sont bien drôles pour plusieurs d’entre-nous mais pourtant intéressant au point de vue humour. Un homme dans la cuisine à la place de sa femme, ou un portant rencontré dans la circulation un homme avec un enfant au dos, cela ne fait que rendre davantage plus agréable la signification de la journée de la femme.

Pour cette année, le thème retenu  pour la journée de la femme (le 8 mars) portait sur l’apport de la femme pour la reconstruction de la cohésion sociale dans l’espace G5 Sahel. Mais l’importance et l’intérêt de ce thème capital devrait être compris  à toutes les femmes particulièrement pour les femmes qui vivent dans les milieux ruraux. Justement, ces femmes qui vivent dans les coins reculés de nos brousses, sont nombreuses à n’avoir pas eu la chance d’aller à l’école, mais pourtant non-scolarisation n’a rien enlevé à leurs engagements quotidien pour le bien-être de la société. Elles sont bien plus nombreuses à se battre sous le soleil, sous la pluie, contre vents et marées pour soutenir quotidiennement leurs époux, enfants et parents. Le hic de tout çà est que ces femmes qui se battent au quotidien pour soutenir la société ne sont pas vues et leurs efforts sont pour la plupart des temps reconnus  par les décideurs.

Si au fil de l’histoire, les femmes ont lutté pour une meilleure condition de vie et ont obtenu quelques résultats positifs,  cette journée de 8 mars doit désormais les interpeler sur la confiance que les hommes placent en elles.

« La question à laquelle l’on pourrait être tenté de se poser, est comment cette grande dame française : Ségolène Royal a

échoué en 2007, lors de la conquête de la magistrature suprême en France face à Nicolas Sarkozy, que dire de la défaite de la dame de fer américaine, Hilary Clinton face à Dolnald Trump en 2016, même s’il est avéré que Mme Hillary Clinton a gagné le vote populaire des électeurs américains. Et récemment que dire de la destitution de Dilman  Roussef au Brésil, et Park Ju Nin en Corée du Sud.

Réclamer ses droits est une chose  mais il revient de facto aux femmes de jouer pleinement leurs rôles et pour ce faire, elles devraient changer leurs fusils d’épaule afin de montrer leurs vraies valeurs et surtout leurs exemplarités dans les postes de responsabilité qui leurs sont confiés à différents niveaux.

Vive la journée des femmes qui semblent avoir entamé leur véritable émancipation…mais une chose est claire, le chemin à parcourir et la tâche à accomplir sont encore immenses.  Amadingué Sagara

 

Source: SOLONI

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