Edito : Kidal à lire dans les SMS !

Vraiment, il faut être fort physiquement et mentalement pour résister à certaines situations politiques au Mali.

Avec courage, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants a rendu le tablier.

Moustapha Diawara journaliste mouvement national azawad mnla mali

 

En fin stratège politique, Soumeylou Boubèye Maiga voulait envoyer la pression dans le camp du jeune Premier ministre Moussa Mara.  Susciter autour de cette démission une onde de choc, un effet de boomerang.

 

 

Malheureusement, pour la première fois au Mali, la démission d’un ministre, de surcroit de la Défense, n’a suscité aucun effet. C’est plutôt  l’effet contraire qui s’est produit.

 

 

Ceux qui sont de la majorité estiment que l’homme ternissait de trop l’image de l’attelage gouvernemental, tracé à partir de la vision du ‘’Kankélétigui’’, compte tenu de son passé.

 

 

Dans la grande muette, ça été l’effervescence. Des hommes de rang, officiers et autres corps habillés ne se sont pas empêchés d’organiser des festivités pour arroser ce départ. Celui d’un ministre qui ne communiquait pas avec son chargé de communication, mais plutôt la DIRPA, qui laissait les camps à la merci de l’ennemi pour ériger un bunker  à son domicile, qui choisissait des dates historiques (20 Janvier et 25 mai) pour conclure un accord de défense avec la France…

 

 

Sachant le fossé agrandir entre lui et le pouvoir,  Boubèye veut faire du surplace.

D’un côté, il organise un forum des femmes de son parti pour caresser IBK dans le sens du poil avec le thème : « rôles des femmes dans le processus de réconciliation nationale ». Et de l’autre coté, il affirme sur RFI, être prêt à mettre à la disposition d’une commission d’enquête du parlement des ‘’SMS’’ qui ont été échangés.

 

 

Histoire de mettre à la place publique : « qui a échangé avec qui ? Qui a dit quoi ? Qui a été le dernier à leur parler ? Qui a continué à leur parler ?». Diantre ! Quel retour d’escalier ?

 

 

Sauf que la question de Kidal, qui relève de la souveraineté d’une armée républicaine et du souci de préservation de l’intégrité territoriale d’un Etat souverain est trop sérieuse pour être ramenée aux SMS.

 

 

D’ailleurs, c’est un peu gauche de la part d’un ancien ministre de la Défense d’affirmer sur les ondes d’une radio étrangère qu’il dispose des SMS échangés entre des hautes autorités d’un grand pays comme le Mali. Cette attitude de SBM donne la ferme conviction, que l’homme avait mis sur table, tous les portables des hauts cadres de notre pays. Pour quelle fin ?

 

 

Aussi, habitué qu’il est, au sein de l’ADEMA, à démissionner, retourner, claquer la porte, faire partir des cadres et réintégrer le parti, Boubèye veut expérimenter le même scénario avec IBK.

 

 

Au lieu d’un tel scénario, il ferait mieux de rester muré dans son silence de démissionnaire. Sinon, dans le monde des militaires, la raison n’est pas toujours la première tasse de thé.

Effacez donc les SMS.

Moustapha Diawara

SOURCE: Tjikan

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