Ces malades qui nous gouvernent : De quoi souffrent nos chefs d’Etat ?

Au moment où nous mettions sous presse ce numéro, on apprend de source crédible que le président d’un pays voisin vient d’être hospitalisé. Il aurait des ennuis de santé à répétition depuis un ulcère hémorragique en 2005 et un accident vasculaire cérébral en avril 2013.

Abdelaziz Bouteflika president algerien candidat

Dans ce genre de situation on se rend toujours compte que les présidents dont les maladies sont tenues au secret ne gèrent guère leur pays et c’est leur entourage de collaborateurs rusés tapis dans l’ombre qui tiennent les ficelles du pouvoir comme d’un vieux robot malade dont il faut à chaque fois remonter la chaîne pour qu’il continue d’avancer. Ils arrivent souvent à prendre des décisions si impopulaires, telles qui affaiblissent leur chef. Et le président qui ne se rend pas compte de cela confirme sa maladie et son inaptitude à sa fonction. A 77 ans, il faut vraiment avoir été un grand malade pour briquer un quatrième mandat et se croire si indispensable pour son pays.

 

Même si tous les Peuples ne se mutinent pas comme au Burkina Faso pour chasser du pouvoir nos chefs d’Etat inaptes à exercer leurs fonctions, heureusement que Dieu, l’horloger suprême, a mis un terme à toute exagération. On finit toujours par rendre le pouvoir dont on a plus les capacités de gérer. Et le premier baromètre pour juger de l’état de santé d’un régime est de voir le temps de réaction dans la prise des décisions attendues.

Comme le disait si bien Pierre Accoce et Dr Pierre Rentchnick dans leur ouvrage célèbre sur les maladies des chefs d’Etat, qui a du reste, inspiré le titre de notre éditorial, il faut dire que les prérogatives du secret professionnel des médecins telles qu’elles s’expriment dans le serment d’Hippocrate ne peut s’appliquer aux chefs d’Etat, qui ne sont plus des individus comme les autres, en raison des responsabilités et de la destinée des Peuples qui sont dans leurs mains. Et un président honnête est celui qui dit la vérité à son Peuple comme le général Eisenhower qui demanda à ses médecins dès 1955 de dire toute la vérité au Peuple américain.

 

Il avait fait plusieurs infarctus du myocarde, perdu l’usage de la parole pendant quelques jours, à la suite d’un spasme d’une artère cérébrale, puis fut frappé d’une occlusion intestinale consécutive à une maladie du Crohn.

 

Donc pour l’honneur et le bonheur de nos Peuples, évitons à tout prix de faire passer nos présidents même moribonds, officiellement toujours en bonne santé, actifs à leur table de travail et tenant bien en main les rênes de l’Etat.

 

O’BAMBA

SOURCE: [email protected]  du   17 nov 2014.
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