Travailleurs de l’économie informelle: le synatrima sur orbite

Sous l’impulsion de l’Association pour la consolidation de la paix, le développement, la promotion et la protection des droits humains (TEMEDT), avec le soutien financier de la Fondation Rosa Luxembourg, le Syndicat national des travailleurs de l’économie informelle du Mali (SYNATRIMA) a tenu, samedi dernier, au Carrefour des jeunes de Bamako, son premier congrès ordinaire.

À l’issue des travaux, les 17 congressistes, venus de 17 localités du Mali (Kayes, Nioro du Sahel, Nara, Niono, Ségou, Sikasso, Koutiala, Mopti, Diré, Gao, Tombouctou, Gossi, Niafunké, Ménaka, Ansongo, Goundam et Bamako), constitués de charretiers, de porteurs, de bouviers, de manœuvres, d’ouvriers, etc. ont mis en place un bureau de 15 membres, avec à sa tête Mariam COULIBALY, transformatrice de fruits et légumes de Bamako, comme secrétaire générale.
En absence du président de TEMEDT, Ibrahim Ag IDBALTANANT, l’honneur est revenu à son 1er vice-président, Abdoulaye MACKO, de présider la cérémonie d’ouverture du congrès. C’était en présence d’autres responsables de TEMEDT et les 17 congressistes (soit un délégué par localité).
Selon Abdoulaye MACKO, depuis sa création en 2006, TEMEDT s’est frayée une place honorable aussi bien sur l’échiquier national qu’au niveau international.
Aussi, a-t-il noté, TEMEDT est une organisation de masse de plus de 41 000 membres, à travers l’ensemble du territoire national.
Par ailleurs, soutient M MACKO, TEMEDT se veut une réponse aux souffrances et au désespoir des populations marginalisées et démunies, dans notre pays. En effet, a-t-il rappelé, TEMEDT, avec l’accompagnement de ses partenaires, a mené des actions citoyennes pour libérer des femmes, des hommes et des enfants du joug de l’esclavage ; ouvert des centres civiques dans la plupart des villes du nord du Mali pour l’éducation et la formation des femmes ; créé des activités génératrices de revenus pour des centaines de nos compatriotes ; contribué à l’éveil de conscience d’une frange importante de nos concitoyens ; informé, formé et sensibilisé sur toutes les questions relatives à la paix, et à la protection des droits humains dans plus de 30 localités à travers le Mali ; et mené un plaidoyer-lobbying pour l’adoption par le Mali d’une loi criminalisant les pratiques de l’esclavage.
Mieux, a indiqué son 1er vice-président, TEMEDT, dans sa recherche constante de la défense et de l’amélioration des conditions des démunies, et avec le soutien de son partenaire la Fondation Rosa Luxembourg, a franchi un nouveau pas, en suscitant la création d’un Syndicat professionnel qui a pour but de défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres.
« Ce jour, samedi 23 juillet 2016, est un grand jour, car désormais les charretiers, les porteurs, les bouviers, les manœuvres, les ouvriers et tous ceux qui évoluent dans le secteur informel auront leur syndicat », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « Ce syndicat travaillera pour une meilleure et équitable répartition des richesses nationales et à la libération des énergies créatrices des masses laborieuses pour garantir une réelle émancipation ».
En tout cas, depuis sa création en 2006, TEMEDT s’est donnée pour vision une société dans laquelle la Constitution du Mali ainsi que la Déclaration universelle des droits de l’homme sont respectées.
En portant le débat de la lutte contre la pratique de l’esclavage sur la place publique, l’association TEMEDT s’est montrée comme un espoir pour tous ceux qui continuent de subir les affres psychologiques, économiques, sociales et culturelles de l’esclavage par ascendance.
À l’issue des travaux, les 17 congressistes, venus de 17 localités du Mali ont mis en place un bureau de 15 membres, dirigé par Mariam COULIBALY, transformatrice de fruits et légumes à Bamako.

Par Sékou CAMARA

 

Source: info-matin

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