Système déclaratif et mode de perception des taxes : La crédibilité de la CCIM mise en cause

Les Responsables de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) ont, depuis quelques semaines, créé un cadre de pourparlers entre les commerçants du secteur privé et l’Administration publique du Commerce. Les échanges sur le système déclaratif et le mode de perception des taxes ont failli tourner, le 3 juillet dernier, a en conflit terrible. Ce, dans la mesure où les commerçants détaillants reprochent à la CCIM de rouler plutôt pour les autorités que de travailler à la défense des intérêts des commerçants.

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités élaborées pour la mandature 2015-2020 de la Chambre de Commerce (CCIM), les Responsables de cette institution consulaire ont entrepris des pourparlers entre les commerçants détaillants représentant le secteur privé et l’Administration publique. Deux rencontres ont déjà eu lieu, dont la première était avec la Douane et la DGCC et la seconde réservée aux impôts et taxes. Les débats du jour ont essentiellement porté sur les impôts dans toutes ses dimensions sans les taxes en raison de l’absence de ses Responsables. Ainsi, à l’ouverture des pourparlers, le Vice-président de la CCIM, Mamadou Baba Sylla, a dit dans son discours qu’il s’agit d’un sujet d’actualité dont la compréhension voire la maitrise est essentielle dans les relations quotidiennes entre l’Administration fiscale et les Services de recouvrement des impôts et taxes. D’autres rencontres suivront, à la demande des participants ou sur l’initiative de la CCIM. Ce, toujours avec comme objectif principal d’informer et de former les principaux acteurs sur différentes thématiques leur permettant  de promouvoir leurs affaires dans le respect des lois et règlements en vigueur dans notre pays. En un mot, selon le Vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, Mamadou Baba Sylla, il s’agit, à travers  ces rencontres, d’aider tout le monde à mieux connaître leurs droits et devoirs. La présente démarche s’applique en droite ligne avec la mise en œuvre de cette activité qui constitue un maillon important de la mandature 2015-2020 de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali.

Un arbitrage inquiétant de la CCIM, jugent les commerçants 

Lors de la phase questions/ réponses, les différents Responsables  des commerçants n’ont pas caché leurs inquiétudes face à l’attitude de leur Maison mère, la CCIM. Ils reprochent à leurs dirigeants d’avoir sciemment ignoré les réelles préoccupations des commerçants. La preuve, selon leurs porte-paroles, au lieu de parler du système déclaratif et le mode de perception des taxes, les commerçants avaient formulé un souhait à la CCIM  de revoir à la baisse le taux de 3% qui est calculé sur le chiffre d’affaires de chaque commerçant. Donc, leur rêve fut en vain. Ils ont proposé de voir autour de 1,5%. Cette baisse pourra, selon eux, être incitative à aller aux payements des impôts en effectuant une déclaration logique du chiffre d’affaires. Quand on sait que le taux de 3% était exécuté sur fond de mensonges ; car, personne ne pouvait, en toute transparence, déclarer  ses chiffres d’affaires réels même si cela est sanctionné par des pénalités.

Par ailleurs, d’autres natures de difficultés ont été évoquées par les commerçants détaillants et la CCIM y est tenue pour responsable. C’est notamment dans  le cadre d’obtention de visas et de dédouanement qui ne fait que grimper.

Mohamed BELLEM : LE COMBAT

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *