Situation hydrologique au Mali : La culture contre-saison du riz déconseillée !

C’est l’une des recommandations issues de la dernière réunion de la Commission de gestion des eaux de la retenue de Sélingué et du barrage de Markala. Cette rencontre tenue le 25 janvier 2018 à Sélingué (140 Km de Bamako au sud), a déconseillé aux agriculteurs toute activité portant sur la culture du riz en cette saison non hivernale. Raison évoquée : La pluie n’a pas été au rendez-vous et le niveau d’eau dans le bassin du fleuve est largement en baisse au regard de la quantité nécessaire demandée.

Selon le directeur national de l’Hydraulique, Yaya Aboubacar, d’autres petites activités agricoles, telle que celle de la pomme de terre,  peuvent y bien  être effectuées, mais, dit-il, pas possible cette année pour la culture du riz : ‘‘Même si on le fait, il n’y aura pas de bon résultat’’, a-t-il indiqué au sortir de cette rencontre  qui a regroupé l’ensemble des acteurs concernés dont la société EDM. Sa  à qui des consignes ont été données pour une meilleure gestion de la retenue d’eau de Sélingué.

A Sélingué, a-t-on indiqué, le barrage hydroélectrique est composé de 4 turbines, d’une capacité de 44 MW, soit 11 MW chacune. C’est à partir  de cette source que provient une grande quantité de l’électricité malienne. Les consignes données à l’EDM.sa lors de cette rencontre portent sur la quantité d’eau à faire passer, autrement appelées les courbes en langage technique.

S’agissant de la situation hydrologique, a-t-on précisé lors de cette rencontre à travers une présentation, le bassin du  Niger (à la date  du 22 Janvier 2018)  se caractérisait par une  baisse continue de niveau des cours d’eau dans son ensemble. À la station de Koulikoro, le niveau d’eau  était de 25 cm, soit un débit de 84 m3/s ou un volume journalier de 7 257 600 m3, contre 194 m3/s ou un volume journalier de 16 761 600 m3 en 2017. À Mopti,  à la confluence du Bani sur le Niger la côte observée, toujours à la date du  22 janvier 2018, était de 110 cm pour un débit de 103 m3/s pour un volume journalier de 8 889 200 m3, contre 270 m3/s ; soit un volume journalier de 23 328 000 m3 en 2017 avec un écart de moins de 75 cm.

En somme, et au regard de ces statistiques, la situation hydrologique  est jugée très ‘‘critique’’. De ce fait, le directeur national de l’Hydraulique, Yaya Aboubacar a appelé changement de comportement tout ne dénonçant la pratique de l’orpaillage y effectué à travers la drague  qui, dit-il,  dégage d’importants sédiments en  comblant le fleuve et empêchant le peu d’eau à se frayer un  chemin.

SourceLa Sirène

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