Sahel : LA BANQUE MONDIALE DÉBLOQUE 85 MILLIARDS DE FCFA POUR LA SANTÉ REPRODUCTIVE »

Sur ce montant, 20 milliards de Fcfa reviennent à notre pays sous forme de crédit

Mission fonds monetaire international fmi christian josz
Le conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé la semaine dernière un financement de 170,2 millions de dollars au titre d’un projet visant à améliorer l’accès des femmes et des adolescentes aux services de santé reproductive, maternelle et infantile dans cinq pays du Sahel et de la CEDEAO. Intitulé “Sahel Women’s Empowerment and Demographic Dividend Project” (Projet relatif à l’autonomisation des femmes et au dividende démographique au Sahel), l’initiative permettra de promouvoir dans la région, les connaissances et les données sur les programmes de développement qui ont fait leurs preuves dans le domaine de la condition féminine. « Nous savons que pour éliminer la pauvreté en Afrique et accroître la prospérité au profit des familles, il faut notamment améliorer l’accès des femmes aux services de santé et éduquer les adolescentes», a déclaré Makhtar Diop, vice-président pour la Région Afrique à la Banque mondiale
L’approbation du financement intervient un an après la visite conjointe au Sahel du président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim et du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. La Banque mondiale s’était alors engagée à débloquer 1,5 milliard de dollars pour financer les priorités de la région en matière de développement, telles que la mise en place de dispositifs de protection sociale pour aider les familles à résister aux pires effets des fléaux économiques et naturels, le développement des infrastructures et la création d’opportunités économiques pour les familles vivant en milieux rural. Le projet vise à accroître l’offre de services de santé génésique dans l’ensemble de la sous-région et à les rendre financièrement plus abordables. Il prévoit de renforcer les centres de formation destinés aux sages-femmes travaillant en milieu rural, d ’améliorer les services de soins infirmiers, et de promouvoir l’échange de connaissances sur les initiatives en faveur des adolescentes. Il aidera à éliminer les obstacles à l’autonomisation des femmes et des filles dans la sous-région et permettra de leur donner les outils dont elles ont besoin pour se forger leur propre avenir.
L’autonomisation des femmes et des filles consiste à aider la population féminine à poursuivre son éducation, à approfondir ses connaissances en matière de nutrition et de santé génésique, maternelle, néonatale et infantile, et à faire participer un plus grand nombre de jeunes femmes aux programmes de préparation à la vie quotidienne. L’ensemble de ces mesures, estime-t-on, peut faire baisser les taux de fécondité et freiner la pratique du mariage des enfants — des facteurs qui empêchent les femmes de prospérer et de participer pleinement à l’activité économique. En outre, ces interventions permettront de stimuler la demande et l’accès des femmes aux services de planning familial. Financé par l’IDA (le fonds du Groupe de la Banque mondiale dédié aux pays les plus pauvres), le nouveau programme sera étroitement coordonné avec le Fonds des Nations Unies pour la population, la Fondation Bill et Melinda Gates et d’autres partenaires de développement. Il permettra également de renforcer l’Organisation ouest-africaine de la santé (service chargé des questions de santé au sein de la CEDEAO) Les 170,2 millions de dollars seront répartis comme suit : un crédit de 20 millions de dollars et un don de 10 millions de dollars en faveur de la Côte d’Ivoire, un crédit de 40 millions de dollars pour le Mali, un crédit de 53,5 millions de dollars au profit du Niger, un don de 26,7 millions de dollars au Tchad, un don de 15 millions de dollars à la Mauritanie et un don de 5 millions de dollars à la CEDEAO.

F. Maïga

Source: Essor

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