Retombées de l’activité minière : LA TRANSPARENCE EN PROGRES AVEC LE RAPPORT ITIE 2012

Les activités de la dissémination du rapport ITIE 2012 (Initiative pour la transparence dans les industries extractives) pour le compte du district de Bamako ont pris fin vendredi à la faveur d’un débat intitulé « Café mines-ITIE » sur les recommandations de l’atelier de dissémination du rapport ITIE 2012 tenue le 4 juin dernier à l’hôtel Salam. La tenue de ce débat qui s’est déroulé sous la forme d’une émission télévisée, avait comme principal invité, le ministre des Mines et président du comité de pilotage de l’ITIE, Boubou Cissé. C’était dans la salle de conférence du département en présence de la responsable du projet d’appui à la gouvernance des industries extractives de la GIZ, Eva Mayer. Les membres du comité de pilotage de l’ITIE, des représentants des sociétés minières, des journalistes et des membres de la société civile ont également pris part à l’événement.
L’exercice visait à apporter aux citoyens le maximum d’informations sur les données générées par la production du rapport. « Café mine ITIE » est un espace voulu par le département qui, dans sa logique de transparence, entend rendre public les retombées de l’activité minière.

 

docteur boubou cisse ministre mine
D’entrer de jeu, le ministre Cissé a souligné l’importance de ce rapport qui, de son point de vue, répond à une exigence internationale qui veut que les ressources issues du secteur soient profitables à tous les fils du pays. Boubou Cissé a fait remarquer que la mauvaise gestion des ressources minières est à la base de conflits qui ont déchiré beaucoup de pays dans le monde. En adhérant à l’ITIE, le Mali a voulu éviter de tomber dans ce piège et le ministre Cissé juge que la meilleure façon de l’éviter réside dans l’adoption des normes de transparence et de bonne gouvernance. L’adhésion dès 2006 de notre pays à l’ITIE a ainsi permis de rendre compte et de justifier les ressources issues du secteur pendant tout ce temps avec des améliorations graduelles.
Pour Boubou Cissé, le rapport est important en ce sens que son contenu permet d’effectuer la confrontation des déclarations en provenance des sociétés minières, des services étatiques et des organisations de la société civile. Aussi, les sociétés minières voient en la production de ce rapport le quitus de leur comportement en terme de respect des normes environnementales et d’observation de leurs responsabilités fiscales et sociales.
Durant les échanges avec les journalistes, le ministre des Mines a touché du doit certaines particularités révélées par le rapport ITIE 2012. Pour la première fois, le rapport va au-delà de la production de l’or en s’intéressant également au manganèse et au fer. Aussi, le rapport a relevé que les revenus issus de la production ont été de l’ordre de 248 milliards contre 280 pour l’année précédente. Ce recul s’explique par la baisse du cours de l’or sur le marché international courant 2012.
Toutes les grandes sociétés minières soient concernées par le rapport, mais le ministre juge approprié d’étendre son champ de couverture aux mines les plus petites. Boubou Cissé a estimé que ce rapport arrivait à point nommé car le Mali doit faire l’objet d’une évaluation des instances internationales de l’ITIE pour les 5 prochaines années.
A la suite du ministre Cissé, la représentante de la GIZ a salué les efforts considérables du département pour la production de ce rapport en ce sens que l’année à laquelle il se rapporte (2012) n’a pas été de tout repos avec le déclenchement de la crise dans notre pays.
L. ALMOULOUD

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