Qui rendra marchés publics mal exécutés

Le juteux marché de contrôle attribué à cet entrepreneur très proche du régime défunt devrait sans doute couvrir l’entretien des routes. Mais l’évidence c’est qu’il est impossible de circuler à Bamako tant les voies urbaines sont impraticables. Après avoir causé tant de torts aux usagers du trafic interurbain, le syndrome routier s’est répandu sur la capitale où les usagers ne voient aucune trace des milliards annuellement budgétisés et prélevés de la manne des péages et autres contrôles techniques pour servir à la réparation des goudrons.

 

Et, au nez et à la barbe de l’entreprise grassement rémunérée pour superviser les grands marchés du genre, leurs exécutants se la coulent douce et se contentent d’enduire les routes secondaires de couches que la première pluie peut aisément emporter. La situation n’est pas plus reluisante pour certains grands ouvrages en construction. C’est le cas du tronçon dit des camions Banconi-Safo-Nossombougou, qui présente déjà des failles béantes avant même d’être officiellement réceptionné. Comme le dit l’adage «1 milliard enrobé pour 3 milliards dérobés» ? En tout cas, il y a de quoi s’interroger sur l’utilité et les raisons pour lesquelles l’entrepreneur Seydou Coulibaly empoche annuellement des milliards au nom de la bonne exécution des marchés publics.

La Rédaction

Le Témoin

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