A propos de l’achat de l’avion présidentiel et du contrat d’armement, la ministre Fily Bouaré est formelle : « Tout ira à terme y compris l’option judiciaire »

Les travaux de la Revue budgétaire conjointe 2014 pour l’appui budgétaire général à notre pays se sont déroulés, les 4et 5 décembre derniers, à l’hôtel Salam de Bamako. La cérémonie de clôture qui a eu lieu vendredi a enregistré la présence du ministre de l’Economie et des finances Madame Fily Bouaré (la principale concernée) qui avait à ses côtés des membres du gouvernement de même que des responsables du système financier international. A la fin de la rencontre, une conférence de presse conjointe a permis d’édifier les journalistes sur les décisions prises des deux côtés et les erreurs à éviter à l’avenir.

FRANCE-ECONOMY-FRANC-CFA

L’économie malienne vit principalement des recettes fiscales et du concours des institutions financières internationales cumulées à quelques recettes extraordinaires glanées ça et là.

Dans son intervention, le ministre de l‘Economie et des finances s’est félicité de l‘appui des établissements financiers de la place. Concernant l‘achat de l’avion présidentiel et du contrat d’armement, point de discorde, avec les argentiers internationaux, le ministre Bouaré a évoqué l’annulation de la garantie sur recommandation de la Cour suprême. « C’est sur la base d’audit commanditée par le Mali qu’une enquête a été ouverte » a t- elle indiqué.

Cette situation a, semble t-il, rassuré le Fonds monétaire international qui a fait marche arrière en raison des garanties données par le ministre des Finances. « Le Mali a prouvé sa bonne foi et son engagement à poursuivre avec les partenaires » a dit Fily Bouaré avant d’affirmer avec soulagement que « les ressources attendues sont de 130 milliards FCFA là où le gouvernement espérait sur 120 milliards ». Le pic est franchi car tous les gros ont signé et certains ont décaissé. Le reste ? « Il faut attendre la période complémentaire de janvier » a poursuivi le ministre des Finances convaincue que « tout ira à terme y compris l’option judiciaire ».

Relativement aux 29 milliards FCFA de surfacturation relevés par le Vérificateur général dans son rapport, il semble que ce chiffre a été revu à la baisse. On ne retient désormais que 9 milliards FCFA et le ministère entend clarifier la destination de ces ressources. Même là, sur ce chapitre, le FMI a rassuré nos autorités qu’il n’interfère pas dans ce domaine réservé aux relations entre le Mali et ses clients.

Les institutions financières, de leur côté, ont félicité le Mali pour le privilège donné à l’audit. Pour elles, le Mali a un cadre macroéconomique probant. « Nous n’avons pas rompu avec le Mali. L’appui budgétaire a été retardé en attendant la clarification de certains points avec le FMI » a souligné Monsieur Paul Noumba Um le directeur des opérations de la Banque Mondiale au Mali pour qui « il n’y a pas de conditionnalité additionnelle. Tout est mis en œuvre pour appuyer la mise en œuvre des reformes engagées ».

Quant à la Représentante Résidente du bureau national du groupe BAD au Mali Madame Hélène N’Garnim Ganga, elle dira sans ambages : «  Tout a continué comme d’habitude. On  a signé des conventions de financement. Pour le décaissement, il faut un avis de l’Assemblée Nationale ».

Comme on le constate, c’est un ouf de soulagement pour le rétablissement des relations entre le Mali et les institutions financières internationales. Car il faut bien croire que leur appui incite d’autres partenaires à investir… C’est pourquoi le ministre porte- parole du gouvernement Baby présent à la conférence de presse n’a pas caché son satisfécit face à cette situation et s’est félicité du partenariat avec les médias.

 

Rassemblés par Issiaka Sidibé

SOURCE: Le Matinal  du   10 déc 2014.
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