Projet PRESA/DCI ET PRESAN-KL: session inaugurale du comité de pilotage

Les membres du Comité de pilotage du projet de renforcement de la sécurité alimentaire par le développement des cultures irriguées (PRESA/DCI) et du projet de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région de Koulikoro (PReSAN-KL) ont tenu, hier lundi, leur toute première session sous la présidence du Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Daniel Siméon KELEMA. Les travaux étaient essentiellement consacrés à l’examen des programmes de travail et budget annuel des deux projets.

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La mise en œuvre de ces deux projets pour le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou et le District de Bamako, a été initiée par le Gouvernement avec le concours financier de la Banque africaine de développement. Et ce, dans le cadre de l’opérationnalisation du secteur agricole.
Selon le secrétaire général, le PRESA/DCI a été identifié en mars 2013 comme un des outils de mise en œuvre du plan pour la relance durable du Mali (PRED) 2013-2014. Le projet permettra de réhabiliter 4.926 ha de périmètres irrigués dans les régions de Koulikoro, Sikasso et Ségou. Dans les trois régions ciblées, le projet va améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que les revenus des populations. Il bénéficiera directement à environ 5.700 exploitations pour une population totale d’environ 85.695 agriculteurs. Le projet assurera une intensification et une diversification des productions agricoles, créera des emplois notamment pour les jeunes des localités concernées et développera l’ensemble des chaînes de valeurs des filières porteuses.
De la révélation de Daniel KELEMA, les jeunes et les femmes seront les principaux bénéficiaires des emplois créés, avec la création d’entreprises de prestations en machinisme agricole, en petit élevage, en pisciculture et par la promotion de la transformation des produits agricoles.
Le PRESA/DCI, d’un coût de 39,301 MUC, soit 29,64 milliards de FCFA, est financé par le FAD, le Gouvernement et les bénéficiaires.
En mettant l’accent sur l’irrigation avec maîtrise totale de l’eau et en développant les cultures irriguées, le projet permet une mise en valeur économiquement rentable et durable des périmètres aménagés à travers une production adaptée aux besoins des consommateurs.
La coordination nationale des activités du projet sera assurée par une cellule de coordination à l’échelle centrale, reliée à des unités de coordination locales qui seront chargées de la mise en œuvre sur le terrain des activités du projet au niveau de l’Office de développement rural de Sélingué (ODRS) pour la région de Sikasso, de l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN) pour la région de Koulikoro et de l’Office du Niger (ON) pour la région de Ségou.
Le PReSAN-KL, quant à lui, est financé par un don du Groupe de G20 dans le cadre du Programme mondial pour l’agriculture, deux prêts du groupe de la BAD et aussi une contribution de l’État.
Les sites concernés, a cité Daniel KELEMA, sont situés dans les cercles de Kangaba (plaines de Balanzan, Faragoué et de Figuiratomo), Kati (plaine de Koursalé) et Koulikoro (plaine de Séguela).
De la précision donnée par le N° 2 du département de l’Agriculture, il est attendu du projet qu’il améliore la sécurité alimentaire, qu’il facilite l’accès à la terre des femmes, et qu’il augmente la production rizicole.
Au total, 1250 ha de périmètres irrigués villageois, 18 ha de périmètres maraîchers pour les femmes, 1000 ha de bas-fonds, 52 km de pistes agricoles et 5 magasins seront construits en zone OHVN. Dans la zone OPIB, il s’agit du revêtement du canal primaire (9 km), de canaux secondaires (57 km, la reprise de 267 régulateurs, de 612 déversoirs, des ouvrages de franchissement et 105 passages piétons).
Le financement total des deux projets est d’environ 55 milliards de FCFA.
Les impacts attendus étant de faire reculer la pauvreté en milieu rural et péri-urbain ; renforcer la sécurité alimentaire dans les régions particulièrement vulnérables ; accroitre la production agricole sur une base durable par la maîtrise de l’irrigation et la rationalisation de la mise en valeur des terres.
Voilà pourquoi le Secrétaire général a exhorté les membres du comité de pilotage à s’approprier les contenus de ces deux projets afin de garantir l’efficacité dans la mise en œuvre des activités de la coordination nationale.

Par Mohamed D. DIAWARA

 

Source: info-matin

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