PRODEFA Sikasso: le ministre Nango salue les performances

Le ministre de l’Élevage et de la pêche, Nango DEMBELE, a présidé, hier jeudi à Sélingué, les travaux de la 12e session du Projet d’appui au développement de la filière aquacole de la région de Sikasso (PRODEFA). C’était dans les locaux de ce projet mixte de concertation locale.

nango dembele ministre elevage peche

C’était en présence du directeur national de la pêche, Mady Maténé KEÏTA ; du préfet du cercle de Yanfolila, du représentant du président du Conseil régional de Sikasso ; du représentant résident de l’Agence belge de développement au Mali, Bart VYTENDAELE ; du responsable national du PRODEFA, Alassane SARRO ; du maire de la commune de Baya, Magatte N’DIAYE, etc.
À l’ordre du jour de la rencontre, il s’agissait de l’examen du rapport d’exécution technique et financier au 31 décembre 2016 du plan de travail 2015 ; l’examen du plan de travail 2017 et son budget ; l’examen de la proposition de changement budgétaire, etc.
À l’ouverture des travaux, le ministre a souligné que le choix de Kangaré dans la commune de Baya pour tenir cette rencontre s’inscrivait dans la vision de son département de se rapprocher le plus possible des zones d’intervention des projets afin de mieux les orienter et de les accompagner.
Aussi, a-t-il fait savoir, la commune de Baya possède d’énormes potentialités pour le développement des activités piscicoles sous toutes ses formes. Pour preuve, il a cité en exemple la pisciculture en cages flottantes avec le lac de barrage hydroélectrique ; la rizi-pisciculture avec les champs rizicoles de l’Office de développement rural de Selingue ;
Les empoissonnements communautaires dans les multiples plans d’eau à travers la commune.
« Ces potentialités doivent être exploitées pour augmenter la production de poisson en complément de la pêche de capture du lac de Sélingué constituent l’une des trois principales pêcheries lacustres du Mali », a dit le ministre.
C’est pourquoi, a-t-il indiqué, son département a initié l’installation de 50 cages flottantes dans le lac au bénéfice des populations riveraines de pêcheurs, de femmes et de jeunes dont les activités vont démarrer les semaines à venir et gêneront 250 emplois directs.
La douzième session du PRODEFA se tient après l’acceptation et la décision de financement d’une phase de consolidation par le royaume de Belgigue allant de jusqu’en septembre 2018 pour un montant d’un milliard de F CFA environ.
Pour l’année 2016, les activités planifiées ont été exécutées avec succès.
Les principales réalisations sont : l’empoissonnement de 8 plans d’eau avec 115 000 alevins ; l’aménagement de 35 compotiers ; la mise en place de 7 organes de gestion de 15 sites aménagés à l’utilisation des engins de pêche ; le reboisement des berges de 6 plans d’eau empoissonnement par des plans et herbes fixatrices des sols ; la construction de 4 étangs ; la finalisation de l’installation des 27 promoteurs bénéficiaires du fonds aux privés.
Déjà, a-t-il fait savoir, les acquis du projet sont des modèles reproductibles pour le nouveau projet d’appui à la filière halieutique au Mali qui est entré en vigueur depuis septembre 2016 dans les régions de Ségou et de Mopti financé par l’Union européenne et exécuté avec l’appui technique de l’agence belge de Développement au Mali.
En marge de cette session, le ministre Nango DEMBELE a visité l’écloserie et une ferme piscicole de cages flottantes d’un opérateur privé (Établissement N’Kèrè SARL), la station piscicole de Sélingué ; écloserie de la station d’alevinage de Sélingué, etc.
Pour la réalisation des activités de 2016, le PRODEFA, selon ses responsables, avait planifié un montant de 426 818 561 F CFA, soit 650 681 euros. Les dépenses totales de l’année 2016 s’élevaient à 383 007 113 F CFA, soit 583 891 euros.
De même, le taux d’exécution est estimé à 90 %.
Par rapport au budget initial, le taux de réalisation des dépenses pour les activités est estimé à 99 % et 85 % par rapport au budget consolidation.
Le montant total de la contribution belge au budget du PRODEFA se chiffre à 4 624 496 850 F CFA, soit 7 050 000 euros.
Les dépenses effectuées de 2011 à la date du 31 décembre 2016 se chiffrent à : 3 924 937 076 F CFA, soit 5 983 528 euros et représente 85 % du taux de décaissement pour un délai consommé de 79 %.
Concernant la contribution de la partie malienne, elle est de 904 millions F CFA pour une somme de 599 millions mobilisée.
En 2016, la programmation était de 166 millions sur lesquels 86 millions ont été effectivement mobilisés, soit un taux de mobilisation de 66,2 %.
Le Royaume de Belgique a accepté de prolonger la durée de la Convention spécifique de 21 mois jusqu’au 3 septembre 2018 avec une augmentation de budget d’un million d’euros.

Par Abdoulaye OUATTARA, Envoyé Spécial

 

Source: info-matin

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *