ONAP : DES EVOLUTIONS NOTABLES DANS UNE CONJONCTURE FAVORABLE

L’Office national des produits pétroliers (ONAP) a tenu hier, la 30è session ordinaire de son conseil d’administration. C’est la salle de conférence de l’Office qui a servi de cadre aux travaux de cette session dont la cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra.

 

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C’était en présence du directeur général de l’Office, Soumana Mory Coulibaly, et des administrateurs. Au cours de cette session, les administrateurs ont examiné le point d’exécution des taches fixées par la session ordinaire précédente, le rapport d’activité 2014 de l’Office axé sur la gestion de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, le suivi du réseau de stockage et de distribution, la gestion des fluctuations des prix fournisseurs et le traitement des statistiques pétrolières, les rapports d’exécution des budgets au 31 décembre 2014 de l’ONAP et du dépôt de Bamako-Sénou.
Les questions relatives au renforcement des capacités de l’ONAP notamment par la recherche de ressources propres pour l’Office figuraient également au menu. Cette année, le budget prévisionnel de la structure est de 800 millions de Fcfa.
Le ministre de l’Economie et des Finances, président du conseil d’administration, a rappelé que les hydrocarbures représentaient une source d’énergie importante pour le Mali. Ils contribuent pour 21 % à la satisfaction des besoins énergétiques du pays et coûtent à l’importation 512 milliards Fcfa en 2014, soit plus de 7 % du PIB.
Toujours en 2014, le sous-secteur des hydrocarbures a été marqué au Mali par une hausse de 4% des chargements de produits pétroliers, des baisses des prix fournisseurs moyens et une augmentation de 5% de la facture pétrolière du pays (soit 24,096 milliards de Fcfa) par rapport à 2013.
Le sous-secteur a enregistré aussi une hausse de 11% des recettes pétrolières réalisées par la direction générale des douanes qui se sont élevées à 88 milliards de Fcfa. Toujours selon le ministre Mamadou Igor Diarra, cette tendance s’est maintenue au premier semestre 2015 au cours duquel des niveaux de recettes pétrolières exceptionnels ont été enregistrés ainsi qu’une baisse de 13% des remboursements d’exonération pétrolières qui se sont chiffrés à 1,326 milliard de Fcfa contre 1,529 milliards en 2013, et la hausse des exonérations directes qui ont atteint 38,138 milliards contre 36,7 milliards.
L’année écoulée a été marquée par d’autres éléments comme le report de certaines activités parmi lesquelles les travaux de renforcement des capacités de stockage de produits pétroliers au dépôt/ONAP de Bamako-Sénou, les travaux d’aménagement et d’équipement des bureaux de l’ONAP et l’étude de faisabilité d’un dépôt de produits pétroliers liquides et d’un dépôt de gaz butane à Mopti.
Si les cours mondiaux du pétrole ont connu un fléchissement au cours du dernier semestre de l’année dernière, ils se sont stabilisés pendant les six premiers mois de l’année en cours, a noté Mamadou Igor Diarra. Cependant, sur le marché national les fluctuations des cours du pétrole ont été gérées de façon consensuelle avec les partenaires sociaux de l’État et les opérateurs économiques dans le cadre du nouveau mécanisme de suivi de la taxation des produits pétroliers.
« Les cours favorables des produits pétroliers ont été mis à profit pour contenir les prix à pompe dans des proportions plus compatibles avec le pouvoir d’achat des couches vulnérables de la population, pour améliorer les marges des opérateurs économiques tout en sécurisant les recettes budgétaires », a expliqué Mamadou Igor Diarra.
Le gouvernement poursuivra cette politique de concertation sur la sauvegarde du pouvoir d’achat des consommateurs, des marges des opérateurs économiques et des recettes de l’État. Pour mettre un terme à la précarité de notre système d’approvisionnement, des dispositions sont en cours pour la constitution et la gestion du stock national de sécurité des produits pétroliers liquides et gazeux dans notre pays. La constitution de ce stock suppose la construction de dépôts d’hydrocarbures suffisants, repartis sur le territoire national et la création d’une société de gestion et d’exploitation de ces dépôts.
Pour accroitre les recettes fiscales, des réflexions sont en cours en vue de réduire les subventions aux produits pétroliers tout en préservant le pouvoir d’achat des ménages les plus vulnérables.
F. NAPHO

Source : L’Essor

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