Nouvelles procédures de contrôle et de certification phytosanitaires des mangues : Les inspecteurs Phytosanitaires renforcent leurs capacités

Pendant 4 jours durant plus d’une trentaine des inspecteurs phytosanitaires seront suffisamment outillées les techniques sur nouvelles procédures de contrôle et de certification phytosanitaires des mangues destinées à l’exportation.

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La salle de conférence du secteur de secteur privé sis à l’ACI 2000, a abrité les travaux d’un atelier de formation de 4 jours pour le renforcement des capacités des Inspecteurs phytosanitaire sur les techniques des nouvelles procédures de contrôle et de certifications phytosanitaires des mangues destinées à l’exportation. L’atelier a été organisé par le Programme d’appui au sous-secteur de l’irrigation de proximité (PASSIP) et le Centre innovation verte pour le secteur agro-alimentaire (CIV) de la Coopération allemande au Mali, par la sollicitation de la Direction nationale de l’agriculture (DNA) et le Comité national de lutte contre les mouches de Fruits (CNLCMF).  L’ouverture des travaux était présidée par le Directeur adjoint de la DNA, Oumar Tamboura, en présence du chef de mission du PASSIP/CIV de la Coopération allemande, Yaya Ballo et du représentant de l’Interprofession des mangues, M. Moctar Diarra.

Cet atelier de formation s’inscrit dans le cadre de la Politique régionale agricole de la CEDEAO à travers le plan d’investissement agricole (PRIA) qui dans sa composante 2 a spécifiquement identifié la mise en œuvre du plan de lutte contre la mouche des fruits. Ce plan a été souligné comme une priorité des plans nationaux d’investissement agricole des pays membres de l’organisation.

A cet effet, il a été élaboré le Projet d’appui au plan régional de lutte contre les mouches de fruits en Afrique de l’Ouest dont a bénéficié le Mali. Il est l’aboutissement d’un long processus concerté entre la CEDEAO, l’UEMOA et les pays exportateurs de mangue, et est aussi une contribution dans la gestion des problèmes liés à ces nuisibles aux niveaux régional et national, a rappelé M Tamboura. Selon lui, au Mali, d’importants dégâts sont causés par les mouches des fruits qui occasionnent d’une part la dépréciation de la qualité de la mangue et d’autre part l’introduction et la dissémination des mouches des fruits dans les pays exportateurs.

Avant de signaler que la plupart des mangues du Mali sont vendues dans l’Union Européenne, alors dans cet espace, le dispositif règlementaire en matière phytosanitaire constitue une barrière assez efficace pour limiter la propagation des organismes de quarantaine. Il a par ailleurs, déclaré que la Direction nationale de l’agriculture dans sa nomenclature structurelle dispose des inspecteurs phytosanitaires assermentés devant délivrer les certificats phytosanitaires et autres outils de contrôle pour les mangues destinées à l’exportation. En effet, dans le cadre de ses missions, il a souligné que la DNA a entrepris des actions en faveur de l’application des textes nationaux et réglementaires relatifs au contrôle phytosanitaire et la formation des inspecteurs certificateurs des mangues.

La Direction nationale de l’agriculture a sollicité davantage l’appui du PASSIP et d’autres partenaires dans le cadre de la réalisation de sa vision par rapport à la promotion des exportations de mangue de qualité et l’amélioration de leur traçabilité.

AMTouré

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